Qu'est-ce que la relaxation ? Comment l'utiliser efficacement ? - En route vers la sérénité

Qu’est-ce que la relaxation ? Comment l’utiliser efficacement ?

Vous avez sans doute déjà entendu parler de relaxation. Peut-être même que vous avez essayé certaines techniques pour apprendre à vous détendre.

Dans cet article, je vous propose de voir ce qui qualifie ce terme, et comment choisir celle qui vous correspond pour la mettre en place de façon efficace.

Un rythme toujours plus soutenu.

Aujourd’hui, nous sommes sans arrêt sollicité de multiples façons, que ce soit au travail ou à la maison. Nous passons souvent d’une activité à une autre, d’une contrainte à une autre, nous ne prenons plus le temps de nous poser, de prendre soin de nous, et parfois, on peut constater à la fin de la journée, que des tensions corporelles se sont installées, le mental est parfois aussi très actif, sautant comme un mouton d’une pensée à une autre.

Savoir se poser pour faire un peu de relaxation représente une aide précieuse.

Mais en fait, la relaxation, qu’est-ce que c’est ?

On qualifie de relaxation, toutes les méthodes corporelles qui nous permettent de mieux gérer les tensions liées à la vie quotidienne. D’ailleurs, en terme juridique, le mot « relaxer » signifie « rendre sa liberté », à la suite d’une privation de celle-ci. La relaxation nous permet donc de retrouver une certaine liberté ? C’est sans doute un peu le cas, car nous nous libérons des tensions du mental et du corps lors d’un exercice de relaxation.

Lors de la pratique, voilà ce qu’il se passe :

  • Un relâchement des fibres musculaires lisses (qui commandent la motricité involontaire des organes) et striées (qui commandent les actions musculaires volontaires).
  • Un plus grande prise de conscience du corps, et on est donc plus conscient des sensations corporelles, et des éventuelles tensions.
  • Un effet sur le système nerveux, avec une activation du système parasympathique (système du repos) et une désactivation du système orthosympathique (responsable de l’action).

Comment fonctionne la relaxation ?

A l’état de veille, le cerveau émet des impulsions électriques entre 20 et 40 hertz (ondes bêta). Quand on dort, on est entre 2 et 6 hertz. Lors de l’état entre la veille et le sommeil, on est entre 8 et 12 hertz. En relaxation on passe de 20 à 8 hertz en restant conscient. On peut alors se relâcher complètement, et permettre au corps et à l’esprit une récupération intense.

Comment utiliser la relaxation ?

Etape 1 : choisir une méthode qui nous correspond.

Il existe différents types de méditation, et même si chacune d’entre elles apportent un relâchement, certaines techniques vous parleront plus que d’autres. Voyons ensemble les différences :

  • La méthode Schultz (ou training autogène de Schultz) : vous apprendrez au fil des séances à vous mettre dans un état de calme. Par des suggestions et des mots clefs, le relaxologue vous accompagne à travers les différentes phases, au nombre de 6, avec une phase de préparation. Lors du premier cycle (le training autogène en comporte deux), vous serez de plus en plus autonome dans votre pratique et vous pourrez pratiquer seul. Il est d’ailleurs recommandé de pratiquer entre chaque séance. Vous pourrez ensuite aller plus loin, en poursuivant la pratique, en faisant un cycle dit « supérieur », et qui est plus à visée psychothérapeutique.
  • La méthode Jacobson : cette relaxation se base sur le principe que vous mettez des tensions dans votre corps en rapport avec vos émotions, et que détendre les tensions musculaires va vous aider à détendre le mental. Lors des séances, il vous est demandé de contracter et de relâcher certaines zones du corps, avec une conscience accrue. Cette pratique peut être initiée par un relaxologue pour être ensuite pratiqué en autonomie. Elle demande une pratique régulière et quotidienne.
  • La méthode coréenne : par des mouvements simples d’étirement et de vibrations, le thérapeute fait bouger différente parties de votre corps. Puis avec des pressions douces, induit un relâchement très doux et très profond. Les gestes doux et progressifs induisent un relâchement corporel progressif, et une profonde sérénité. Le relaxologue peut intervenir sur une partie du corps ou sur le corps en entier, cela dépend de votre demande.

Etape 2 : bien choisir votre relaxologue :

Même si certaines techniques peuvent se pratiquer seul, c’est un énorme atout de démarrer avec un professionnel bien formé. Il vous donnera des clefs importantes, qui vous permettront d’avancer plus vite dans votre maîtrise de la technique. Pour la méthode coréenne, vous ne pourrez pas pratiquer seul, et il vous faudra trouver un bon professionnel. Il n’existe pas de site regroupant les praticiens correctement formés, vous devrez donc faire preuve de discernement. Certains psychologues pratiquent ces techniques, ou peuvent vous orienter.

Etape 3 : savoir lâcher prise de vos attentes.

Si vous vous engagez dans une séance en pensant : « je dois me détendre, je dois me déstresser ! », vous avez peu de chance d’obtenir le résultat escompté. Soyez le plus possible attentif aux mots ou gestes du thérapeute qui vous accompagnent. Ne pensez pas au résultat, savourez simplement ce moment de soin. Considérez que c’est une pause que vous vous octroyez dans votre quotidien, un moment pour vous, pour prendre soin de vous et de votre santé.

Etape 4 : être régulier

Ce n’est pas avec une seule séance que vous pourrez trouver des bienfaits sur le long terme. Mais contrairement à d’autres techniques, qui demandent un engagement sur de longues périodes, la détente s’installe dès la première séance. En installant une pratique régulière, vous conserverez les bénéfices d’une séance à l’autre. Commencez petit, et progresser pas à pas. Une technique pour vous détendre ne doit pas vous amener un stress supplémentaire, mais apprenez plutôt à prendre du temps pour prendre soin de vous.

Et si vous êtes régulier, voici les bienfaits que vous pourrez expérimenter :

Sur le plan physique :

  • Relâchement musculaire entraînant une véritable détente corporelle.
  • Diminution des gestes parasites et des tensions musculaires inconscientes.
  • Récupération plus intense : le système nerveux se met en mode « récupération », et peut ainsi procéder aux actions de réparation (détox, activation du système immunitaire, etc).

Sur le plan émotionnel  et mental :

  • Moins d’émotions parasites
  • Augmentation de la concentration, de l’efficacité.
  • Diminution des pensées parasites.

Avec ces conseils, j’espère que vous aurez des clefs pour commencer à pratiquer. Je sais qu’il n’est pas facile d’installer une pratique régulière, alors faites-vous accompagner pour les premières fois. Le plus dure c’est de démarrer.

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