Qu’est ce qui rend les enfants heureux?

Vos  enfants, vous les adorez.

Vous voudriez qu’ils soient heureux, et vous faites tout pour cela. Et ce n’est pas toujours facile, vous remarquez parfois de la tristesse ou de la colère. Vous faites de votre mieux, mais pas facile de savoir ce qui leur fait plaisir.

Mais au fait, c’est quoi le bonheur pour les enfants ?

Je vous propose de découvrir ce qui rend les enfants heureux. Et quelles sont les aspects à développer dans votre quotidien pour rendre vos enfants heureux ?

Lorsque j’anime des séances avec les enfants, nous abordons la question du bonheur.

Ce sujet est vaste, et nous pouvons même nous poser la question en tant qu’adulte.

Pour aider les enfants à formaliser ce qu’est le bonheur pour eux, je leur pose la question : « c’est quoi le souvenir qui t’a rendu le plus heureux ? »

Examinons ensemble les réponses qu’ils me font (vous allez voir, vous allez être surpris):

  • Julie : « j’aime bien quand je suis avec mon papy et ma mamy ». Julie aime ce moment parce que ses grands-parents ont du temps. Quand ils décident de la prendre à la maison, ils passent du temps de qualité avec elle. Si son papy va faire du jardinage, il l’emmène avec lui et il lui montre ce qu’il fait. Il ne se contente pas de lui montrer, mais il lui explique pourquoi il fait cela. Julie aime aussi les moments de repas, qui sont des moments pendant lesquels ils discutent.

Pourquoi cela plait à Julie ? Si Julie aime tant ces moments, c’est que ce sont des vrais moments de partage. Ses grands-parents font le choix d’être vraiment là, avec elle. Ils ne sont pas en train de courir partout. Lorsqu’ils sont à table, ils sont vraiment avec elle, ils ne font pas autre chose. Quand son grand-père lui propose de venir au jardin, ce n’est pas juste pour lui faire prendre l’air, c’est aussi pour partager sa passion avec elle, lui expliquer comment il fait. Elle se sent vraiment prise en compte.

Alors, en tant que parents, que pourriez-vous faire pour améliorer les moments que vous passez avec vos enfants ? Bien sûr, vous avez vos obligations professionnelles, et toutes les activités du quotidien à gérer. C’est sûr que si vous ne travailliez pas, vous pourriez sans doute installer davantage de moments de partage avec vos enfants. Mais une chose est sure, ce n’est pas la quantité de temps qu’elle passe avec ses grands-parents qui font la différence, c’est la qualité de ces moments.

Je sais que ce n’est pas facile de trouver du temps, lorsqu’on doit s’occuper d’une maison après le travail. Et si vous décidiez de prendre juste quelques instants, des instants de qualité ? Pas en pensant à ce que vous avez à faire, mais en étant vraiment avec eux. Par exemple, en vous posant un instant avec eux le week-end, ou en soirée, quand vous rentrez. Vous n’avez pas besoin de passer une heure, mais juste quelques minutes, pour leur demandez comment s’est passé leur journée, et pour partager la vôtre. Ou pour décider de préparer le dessert ensemble, et de lui expliquer une recette. Rappelez-vous que ce n’est pas tant la quantité qui importe, mais la qualité de ces moments. Commencez petit : un ¼ d’heure en rentrant une à deux fois par semaine. Vous verrez, vous allez, vous aussi adorer ce moment-là.

Et vous allez voir qu’il y en a bien d’autres à mettre en place pour des journées pleines de bonheur !

  • Amélie : « j’aime bien les diners pendant les vacances, parce qu’il n’y a pas la télé et qu’on peut parler ». Amélie adore ce moment, parce que ses parents sont plus disponibles. Cela revient au même désir que manifestait Julie, mais je trouvais intéressant de le partager avec vous, parce qu’Amélie m’a parlé de la télé. En tant que parents, nous sommes parfois étonnés de la capacité de nos enfants à rester devant la télé pendant des heures (d’ailleurs, allez voir l‘article sur le sujet). Mais comment nous comportons nous devant les écrans ? Loin l’idée pour moi de vous blâmer, je suis aussi parfois happée par une bonne série.

Alors, peut être que le temps du repas, nous pourrions essayer, au moins de temps en temps, d’éteindre les autres sources de distraction pour nous permettre d’être vraiment ensemble ? Cela peut vous paraître difficile au début, alors faites-le une ou deux fois dans la semaine, et observez ce qu’il se passe autour de la table : plus de partages, plus de présence. Et qui sait, vous pourriez adore ça ?

  • Mathilde : « j’aime bien quand maman me console lorsque je suis triste ». Mathilde se sent rassurée lorsque sa maman la console. Cela parait évident, mais pourquoi ce moment plus qu’un autre ?

Pourquoi Mathilde aime ce moment ? Nos enfants peuvent traverser de véritables tempêtes émotionnelles. Ils peuvent être triste, en colère, et 5 minutes après rire aux éclats. Dès la naissance, l’amygdale (centre des émotions) est mature. Mais les structures cérébrales qui permettent de raisonner ne le sont pas. Une fois adultes, nous avons la capacité de prendre du recul vis-à-vis de nos émotions (parfois, pas toujours). Nous pouvons nous raisonner, et passer plus facilement à autre choses. Nos enfants ne savent pas comment faire. Les circuits neuronaux qui leur permettent de raisonner n’ont pas encore finis de grandir. Et ils sont alors bouleversés par leurs émotions. Lorsque la maman de Mathilde la console, elle se sent alors comprise, rassurée, cela l’apaise vraiment.

Comment pourrions-nous faire pour aider nos enfants à traverser ces moments de grandes émotions ? La première chose à faire, est de les aider à identifier ce qu’il se passe. Un enfant qui pique une colère, est peut être aussi triste. Vous pouvez lui demander simplement, et accueillir cette émotion avec lui. Ensuite vous pourrez prendre le temps de lui faire un gros câlin peut l’aider à apaiser cette tempête en lui. Le contact physique permet de sécréter de l’ocytocine, hormone de l’amour, de la confiance et du lien.

En tant qu’adultes nous pouvons aussi être confrontés à des émotions pénibles, et un bon câlin peut aussi nous faire du bien. Demandez à votre enfant de vous faire un câlin lorsque vous vous sentez triste, et vous verrez comme il se sentira fier de pouvoir vous soutenir.

  • Quentin : « j’aime bien quand mon papa peut venir me voir à mes matchs de foot, et qu’il m’encourage quand je suis sur le terrain ». Quentin aime être encouragé. Lorsqu’il reçoit des encouragements de son papa, cela active dans son cerveau la sécrétion de dopamine, l’hormone qui permet de se mettre en action et d’aller de l’avant.

Pourquoi les enfants aiment être encouragés ? La motivation permet à l’enfant de cultiver sa confiance en lui. La sécrétion de dopamine sera plus importante à chaque fois qu’il recevra vos encouragements, et il aura davantage la capacité à oser.

Comment cultiver l’encouragement avec nos enfants ? Peut-être que vous pourriez commencer pas le laisser tester certaines activités. S’il a envie de grimper sur le plus haut toboggan du parc, montrez lui que vous avez confiance en ses capacités. Ne le freinez pas avec vos peurs, mais encouragez le : « vas-y, je te regarde. Mais fais bien attention, et concentre toi sur tes mouvements pour ne pas tomber ». Bien sûr, vous vous serez assuré au préalable que l’activité qu’il s’apprête à tester correspond à son âge.

Quand vous empêchez votre enfant de tester de nouvelles expériences, vous lui envoyez un message subliminal : « j’ai peur, je pense que tu ne vas pas y arriver ». C’est une réaction de protection que vous pouvez avoir, parce que vous ne voulez pas qu’il se blesse, et je ne suis pas là pour vous juger. Mais faites ce petit effort de le laisser de temps en temps tester. Vous lui permettrez d’avoir davantage confiance en lui. Cela l’encouragera à oser pour le reste de sa vie.

  • Lucas : « j’aime bien les jours ou je peux aller jouer dehors avec mon chien ». Lucas aime le jeu, c’est indéniable. Dès qu’il en a l’occasion il sort jouer avec son chien, et cela le comble de joie.

Pourquoi Lucas aime particulièrement cette activité ? En jouant, les enfants développent la croissance des circuits de l’amygdale et du cortex préfrontal au niveau du cerveau. Par ailleurs les jeux de contact augmentent la sécrétion d’endorphines (les hormones du plaisir).

Et nous, jouons nous souvent avec nos enfants ? Cette activité est indispensable pour le développement de leurs connexions cérébrales, et leur permet de développer une intelligence sociale et émotionnelle. Si les jeux sont des jeux de contacts, l’intérêt est encore plus grand. Alors, si vous mettiez en place des batailles de chatouilles ? Sécrétion d’endorphines et de dopamine garantie.

  • Martin : « j’aime bien quand mon papa me raconte des blagues ». Martin est un adepte du bonheur, il aime voir son papa joyeux. Ces moments de partage lui permettent de cultiver aussi sa bonne humeur.

Pourquoi cela rend Martin heureux de rigoler avec son papa ? En tant qu’humain nous avons des neurones de l’amour. C’est-à-dire que nous avons un système de « wifi » qui nous permet d’être en relation avec la façon d’agir des autres humains qui nous entourent. Si ceux qui nous entourent sont heureux, nous nous sentons joyeux, mais s’il y a de la colère autour de nous, nous nous sentons irrités. En tant qu’adultes, si vous y êtes attentif, vous savez que dans certains endroits, vous pouvez vous sentir à l’aise, et d’autres fois, vous sentez comment un malaise. C’est donc ce qui fait que Martin adore ces moments, car ils lui permettent de cultiver le bonheur, la joie.

Alors que pourriez-vous faire pour cultiver ces moments avec vos enfants ? Peut-être pourriez-vous les aider à partager ce qui a été chouette dans leur journée. Et vous rappelez vous-même quels moments vous avez apprécié dans votre journée. Se concentrer sur les bons moments de sa journée aide à voir le positif. Cela pourrait bien transformer votre vision de la vie.

Tous ces moments sont des moments de partage, et aussi de découverte.

Pour être heureux, il n’est donc pas nécessaire de faire de grandes choses. Et peut-être que les grands ils pourraient aussi se poser la question, c’est quoi leur moment de bonheur ?

C’est important aussi de se rappeler ces moments, et d’en créer d’autres. Alors, ce dîner en vacances, où tout le monde est là, sans se presser, est ce que c’est possible de le refaire à la maison. Et ces moments de partage avec les amis et la famille, si on en créait de nombreux, et si au moment où l’on vit ces moments, on pouvait prendre conscience qu’on se fabrique de beaux souvenirs, cela leur donnera surement une autre couleur…Certainement la couleur du bonheur !

Et si vous ne faisiez qu’une seule chose de toute cette liste ? Laquelle vous choisissez ? Partagez avec nous dans les commentaires.

Soyez heureux !

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