L’auto-compassion, pour apprendre à s’aimer.

Vous aimeriez savoir comment vous aimez davantage, et le titre de cet article vous interpelle. Il y aurait donc une technique pour apprendre à s’aimer ?

La compassion, vous connaissez peut-être déjà, et vous trouvez sans doute aisé de la pratiquer envers les autres. Et si vous appreniez à la cultiver pour vous ?

Dans cet article, je vous propose de découvrir ce qu’est l’auto-compassion. Et je vous donnerais des clefs pour la mettre en place et apprendre à vous aimer davantage. Je vous donne des clefs pratiques pour mettre en place cette magnifique pratique. En débusquant vos éventuelles réticences, et en prenant le temps de pratiquer vous pourriez apprendre à prendre soin de vous dans les moments difficiles.

Qu’est-ce que l’auto compassion ?

Commençons par voir ce qu’est la compassion. Cette pratique consiste à « souffrir avec », ce sentiment nous permet de partager la souffrance d’autrui. Il ne s’agit pas d’avoir de la pitié ou de la condescendance, mais de se sentir touché par la souffrance d’autres êtres.

Nous avons souvent plus de facilité à cultiver la compassion envers les autres qu’envers nous-mêmes. Et l’auto-compassion peut nous aider à nous relier à nous-mêmes, à comprendre et à accepter que nous souffrons parfois. Et que cela nous amène parfois à nous blâmer au lieu de prendre soin de nous. Pratiquer l’auto-compassion pour apprendre à s’aimer, c’est arrêter de se blâmer, être plus doux avec soi-même.

Notre éducation, nos croyances, notre passé a parfois tendance à nous amener à nous condamner sans cesse. Le milieu éducatif, par exemple, nous fait remarquer plus souvent ce que nous ratons que ce que nous réussissons. Enfant, nous étions plus souvent focalisé sur ce que nous ne parvenons pas à faire. Au fil des années, nous avons parfois fini par voir chez nous ce qui ne va pas, plutôt que de nous féliciter sur ce qui va.

Au fil des années, ce mode de fonctionnement peut devenir une habitude, et nous ressentons alors du mal être, et devenons de plus en plus intransigeant envers nous-mêmes. Hormis le fait que cela ne nous aide pas, nous avons souvent aussi tendance à devenir alors plus dur envers les autres.

L’auto-compassion nous amène à reconnaître que nous avons des moments de souffrance. Et qu’il n’est pas nécessaire d’être dur envers nous-mêmes, mais que nous pouvons au contraire, développer plus de douceur et de compréhension lors de ces moments : l’auto-compassion pour apprendre à s’aimer.

Les attitudes à développer :

Lorsqu’on souhaite développer l’auto-compassion pour apprendre à s’aimer, voici quelques attitudes que l’on devrait développer.

Accepter que l’on souffre : lorsque l’on ressent une souffrance, que ce soit parce que nous avons fait quelque chose, ou parce que les événements de la vie nous malmène, il est primordial d’accepter notre souffrance. Nous avons parfois tendance à « faire bonne figure », comme s’il était honteux de ne pas aller bien. Des croyances peuvent nous empêcher de voir cette souffrance ou de l’accepter, la peur de paraître faible.

Puissiez-vous prendre un instant, chaque fois qu’une souffrance apparaît, pour accepter cet état de fait. Qui a dit qu’il fallait être fort tout le temps ?

La prochaine fois que vous aurez tendance à vous blâmer, pourriez-vous vous poser une instant, et reconnaître que ce moment est un moment inconfortable pour vous ?

Cultiver l’indulgence : lorsqu’un de vos amis fait une gaffe, ou se trompe. Comment vous comportez vous vis-à-vis de lui ? Quelles paroles avez-vous pour lui, afin de le réconforter ? Le traitez-vous d’idiot, de débile ? J’espère que non 😉

Alors pourquoi ne pas avoir la même attention gentille vis-à-vis de vous-mêmes lorsque vous faites des erreurs, ou que votre attitude n’est pas exactement celle que vous souhaiteriez avoir ? Essayez de développer de la compréhension et du soutien vis-à-vis de vous-mêmes. Tout le monde, à un moment donné de sa vie, fait des erreurs.

Lorsque vous constatez que vous vous dites des paroles dures, posez-vous quelques instants. Et prenez le temps de vous donner des paroles de réconfort : « oh, c’est dur pour moi en ce moment, est ce que je pourrais être plus indulgent vis-à-vis de moi-même ? Puis-je au moins essayer ? ».

Arrêtez de vous comparer : lorsque vous rencontrez des gens, avez-vous tendance à les trouver mieux que vous ? Plus joyeux, plus intelligent, plus compétent, plus beau ? Cette attitude est assez fréquente. Pourtant, la première chose que vous pourriez faire est de vous dire que vous ne savez pas grand-chose de ces personnes. Cette habitude de se comparer fait partie des habitudes à supprimer pour être plus serein (vous pouvez l’article qui reprend les autres habitude ici)

Vous-même, est ce que vous faites part de toutes vos difficultés au premier venu ? Lui racontez-vous tout ce que vous avez traversé comme épreuves ? Certainement pas. Et je pense que la plupart des gens ne partagent pas leurs difficultés si facilement. Ils montrent souvent leurs meilleurs atouts, surtout lors de rencontres en public.

Vous pourriez être surpris si vous en saviez un peu plus sur eux. Alors à quoi bon vous comparer ? On ne peut jamais savoir vraiment ce que vivent les autres, que ce soit dans leur quotidien ou intérieurement. De plus, chaque personne est unique et traverse les événements de la vie de façon différente. Pour une même situation, les façons de la vivre et de s’y adapter dépendent de chacun, de nos histoires, de nos habitudes, de nos croyances. Et cette différence fait la richesse de l’humanité. Alors arrêtez de vous comparer, vous êtes unique et c’est merveilleux !

« Personne n’est parfait » : cette phrase, je suis sure que vous l’avez déjà prononcé pour réconforter un ou une amie qui se reprochait une erreur. Vous l’avez rassuré en lui expliquant que cela arrive à tout le monde de se tromper, que ce n’est pas grave, qu’il ou elle n’avait pas à se blâmer pour cela. Alors pourriez-vous prononcer cette phrase pour vous-même la prochaine fois que vous ferez une erreur ? Accepter ainsi votre humanité, le fait que, oui, vous avez le droit de vous tromper, que, oui, vous êtes humain, et que n’importe quel humain sur cette terre fait des erreurs. C’est en apprenant à s’aimer davantage qu’on trouve plus de paix et de sérénité.

Accepter les aléas de la vie : la vie peut nous réserver des bonnes surprises, mais aussi des moins bonnes. Et j’ai envie de vous dire : « c’est la vie ». Vous n’avez pas besoin de vous acharner à vouloir que tout soit parfait, ce n’est pas possible. En vous focalisant sur l’objectif d’une vie « parfaite », vous vous stressez inutilement.

Il peut même arriver que vous vous sentiez responsable, et que vous vous mettiez un peu plus la pression. Certes, vous pouvez  changer un certain nombre de choses, et de faire en sorte que votre vie soit la plus douce possible. Mais vous n’échapperez pas aux deuils, aux événements douloureux simplement en voulant que cela n’ait pas lieu.

Vous pouvez aussi faire preuve d’auto-compassion dans ces moments-là en prenant conscience, que oui, c’est un moment difficile, que cela vous fait souffrir et vous dérange. Mais faire comme si cela n’existait pas ou vous blâmer ne vous aidera pas.

Je récapitule les points essentiels : accepter votre souffrance quand elle se manifeste, soyez indulgent avec vous-même comme vous le seriez pour un bon ami, ne vous comparez pas aux autres, ne cherchez pas à être parfait (personne ne l’est), accepter qu’il puisse y avoir des moments pénibles dans votre vie.

J’espère que cet article vous aura donné des clefs pour cultiver l’auto-compassion, et mettre plus de douceur dans votre vie.

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