Enfant énervé - Dois-je le faire méditer? - En route vers la sérénité

Enfant énervé – Dois-je le faire méditer?

Votre enfant est énervé, et cela arrive régulièrement, et vous avez entendu que la méditation pourrait l’aider.

Si vous cherchez à calmer un enfant énervé par la méditation, c’est une très mauvaise idée ! Pourquoi ? Parce que vous n’êtes pas dans une bonne attitude, et je vous explique pourquoi dans cet article.

Lisez le bien jusqu’au bout car je vous explique quoi faire à la place de la méditation pour un enfant en colère.

Pourquoi faire méditer un enfant énervé n’est pas une bonne idée ?

Vous êtes le parent d’adorables enfants, vous les aimez plus que tout, mais parfois ils se mettent en colère. Et vous ne savez pas quoi faire.

Pourtant, vous aimeriez bien savoir comment les calmer, arrêter de vous énerver vous-mêmes, avoir des relations plus sereines et plus paisibles. Vous vous trouvez complètement démuni face à cet adorable bout de choux qui se transforme en diable hurlant régulièrement.

Votre copine Marine vous a parlé de la méditation : « tu devrais le faire méditer, ça calme vraiment les miens ! ». Du coup vous vous dites que cela pourrait marcher. Et vous voilà en train de proposer à votre petit diable de respirer. Vous pensez que ça pourrait être bien, là maintenant, de faire une petite pratique avec lui. Et c’est d’ailleurs une magnifique pratique, les enfants accrochent souvent très bien avec la méditation, ils se l’approprient souvent de manière très astucieuse. Mais lorsqu’ils sont en colère, ce n’est pas du tout le moment pour méditer. Ils ont besoin d’autre chose, et je vous explique pourquoi.

Pourquoi ce n’est pas le moment de méditer, quand votre enfant est en colère ?

Quand votre enfant est en colère, énervé, cela peut être pour de multiples raisons : vous n’avez pas répondu à sa demande, il  est fatigué, il a eu une journée excitante. Alors, la colère est un moyen pour lui de relâcher la pression (même si celle-ci est positive). Et si vous ne savez pas pourquoi, ce sera difficile pour vous d’éviter que cela recommence.

Faire de la méditation est une façon de vous détourner du problème, ce n’est pas comme cela que vous allez comprendre ce qu’il s’est passé. Et je vous expliquerai ce que vous pouvez faire à la place.

Lui demander de se poser pour méditer, c’est comme si quelqu’un venait vous voir quand vous êtes en colère, et vous dises : « calme-toi ! ». Vous savez que ce n’est pas efficace, bien au contraire, cela a le don de vous faire sortir de vos gonds.

Par ailleurs, quand vous essayez de « calmer » votre enfant, ou que vous lui dites : « ce n’est pas grave, ne t’énerves pas pour cela », ou que vous essayez de détourner son attention de ce qu’il ressent, vous lui envoyer le message : « ce que tu ressens est nul, tu n’as pas à être en colère ou énervé pour si peu ». Vous lui apprenez à refouler ses émotions au lieu de les accepter.

On a souvent tendance à penser que certaines émotions sont négatives, et on voudrait en éliminer certaines. Il ne faudrait jamais être en colère, triste. En tant que parents, nous pouvons nous-mêmes avoir reçu des messages, qui sont encore très présents en nous, même inconsciemment.

Mais toutes les émotions nous sont utiles, elles nous apprennent des choses sur ce que nous sommes en train de vivre, et nous aident à nous préserver. C’est normal d’être triste si l’on est en train de vivre quelque chose de douloureux. Et faire semblant d’être joyeux peut nous amener à refouler beaucoup et à traîner cette tristesse pendant beaucoup plus longtemps. Derrière la colère, il peut y avoir un sentiment d’injustice, de frustration, de peur. Il est primordial que votre enfant arrive à verbaliser.

Attention, je ne dis pas qu’il faut cultiver les émotions au point qu’elles nous dévastent, mais entre refouler et cultiver il y a le juste milieu : accueillir avec bienveillance.

Et pour les émotions, rappelez-vous d’une chose : « tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime ». Et à force de refouler sa colère, sa tristesse, d’une personne qui fait des colères ou a des moments de tristesse, vous vous transformez en personne colérique ou triste.

Et pour les enfants, c’est la même chose, et commencer à aborder les émotions de vos enfants sous un autre angle.

Alors quoi faire ?

Au lieu d’essayer de calmer votre enfant absolument, voici ce que je vous propose de faire la prochaine fois qu’il ou elle se mettra en colère :

Ne sur réagissez pas, pas la peine de vous mettre aussi à crier. Pour cela, prenez discrètement 2 grandes respirations conscientes, en vous connectant à la sensation de votre souffle, et aussi éventuellement aux sensations de tension dans votre corps. Si cela est trop difficile, sortez quelques minutes de la pièce, ou isolez vous.

Demandez simplement à votre enfant : « que se passe-t-il ? ». Et là deux cas de figure :

  1. Il veut quelque chose que vous ne voulez pas lui donner : une glace avant le repas, continuer à jouer alors que c’est l’heure du bain. Dans ce cas-là, rappelez lui simplement les règles : « je te rappelle que je ne veux pas que tu manges des sucreries avant le repas, ce n’est pas négociable. Si tu le souhaites, on peut garder cette sucrerie pour tout à l’heure, une fois que tu auras dîner.».
  2. Vous ne savez pas pourquoi il est en colère. Dans ce cas, dites-lui simplement : « tu es en colère ? »Ou « j’ai l’impression que tu es en colère ». Et accueillez ce qu’il vous dit. S’il ne répond pas, attendez calmement. Et s’il répond oui, alors invitez le à vous dire ce qui le met en colère : « est-ce que tu veux me dire ce qui te mets en colère ? », un dialogue va alors s’instaurer. Essayez, selon les circonstances, d’approuver ce qu’il ressent : « je comprends, cette situation a vraiment de quoi mettre en colère ». Et essayez de trouver avec lui ce que vous pourriez faire pour que cette colère ne soit pas trop envahissante, qu’elle ne lui gâche pas sa journée, ou sa soirée. Avoir des émotions, c’est important, mais ce n’est pas la peine de ruminer dessus pendant des jours.

Vous pouvez aussi lui demander : « de quoi aurais-tu besoin, là maintenant pour que cela aille mieux ? ». Peut-être que ce sera un câlin, de le laisser seul. A partir du moment où vous avez réussi à le faire parler, la colère va commencer à s’apaiser d’elle-même quand il exprimera ce qu’il ressent.

Rappelez-vous que la colère engendre la colère, donc essayez de ne pas rentrer dans ce cercle vicieux.

Je sais que ce n’est pas facile, et sans doute que vous échouerez de nombreuses fois face au petit diable qui se déchaîne. Mais ne renoncez pas pour autant, même si vous avez mal commencé, reprenez le dialogue calmement, dès que c’est possible. Faites un pas après l’autre, en commençant par des moments ou la colère n’est pas trop forte, et l’environnement plus sécurisant pour vous (à la maison par exemple).

Je vous souhaite une belle exploration de cette nouvelle technique. Et rappelez vous qu’un enfant toujours sage, ce n’est pas forcément le top.

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Prenez soin de vous !

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