Position pour méditer

La position pour méditer

Au début de la pratique de méditation, la posture à laquelle on pense est celle du lotus. On s’imagine souvent qu’il faut être installée en tailleur, les jambes croisées, le dos crispé. Pourtant, la position pour méditer doit être soutenant, elle ne doit pas être une entrave à votre méditation, mais un soutien. Dans cet article, je vous parle de la position pour méditer, la bonne, celle qui vous aidera à être bien positionné, pour une pratique plus fluide.

Quelles sont les différentes positions pour méditer ?

Quand on pense à la posture de méditation, on pense souvent à une posture assise, et statique. Pourtant, il existe d’autres positions pour méditer, qui permettent de varier les types de pratiques, et favorisent aussi l’attention. Voyons quelles sont les principales.

La position de méditation assise

C’est la plus utilisée, et elle permet de se sentir « posé ». Elle permet de relâcher plus facilement certaines zones corporelles. En position de méditation assise, il est important aussi de ne pas trop se relâcher afin d’éviter les moments de somnolence. Voici les différentes postures de méditation assises.

La posture du lotus.

Assis au sol, les jambes croisées, les pieds posés sur les cuisses. Cette posture est parfois difficile à adopter, par manque de souplesse. Elle peut être facilitée par l’assise sur un coussin haut et assez ferme.

La posture du demi-lotus.

Pour cette posture de méditation, on s’installe au sol, ou sur un coussin. Comme pour le lotus, les jambes sont croisées, mais les pieds sont en contact avec le sol. Le talon du pied gauche est en contact avec le périnée, et le pied droit, est juste au-dessus du pied gauche.

La position birmane.

Pour cette posture, on s’installe au sol ou sur un coussin, les jambes pliées. On place les mollets à plat devant soi, l’un devant l’autre. Les genoux devraient toucher le sol. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez placer un petit coussin sous l’un des genoux, et essayer de poser l’autre genou au sol. Au fil de la pratique, vous allez vous assouplir, et vos deux genoux devraient toucher le sol.

La position pour méditer, à genou

Cette posture est plus facile à adopter pour une majorité de personnes car elle permet au dos de s’aligner plus facilement. On peut se placer sur un banc de méditation, ou sur un coussin très haut et bien ferme. Vous pouvez utiliser un coussin de méditation positionné sur la tranche. Le coussin sera placé sous votre bassin entre vos deux jambes.

La posture sur une chaise

Pour toutes les personnes qui ont des difficultés à se mettre au sol, il est tout à fait possible de méditer sur une chaise. L’important est de ne pas s’adosser au dossier de la chaise. Il peut être plus confortable de s’asseoir sur le bord de la chaise, car le bassin va se placer naturellement en antéversion.

Les deux pieds doivent être bien à plat au sol. Les jambes doivent former un angle droit : angle droit entre les cuisses et le torse, angle droit entre les cuisses et les mollets. Pour cela, un coussin peut être placé sous les fessiers, ou sous les pieds.

Position pour méditer, les différentes postures
La position à genou, la position du lotus, la position birmane

Les points communs à toutes les postures assises :

Dans toutes les positions de méditation assises, certains points doivent être respectés. Cela vous permet d’être parfaitement stable, et de ne pas ressentir trop de tensions corporelles. Nous verrons d’ailleurs comment faire face aux difficultés lors des différentes positions pour méditer.

  • Le dos doit, sans tension.
  • Le bassin en légère antéversion, pour faciliter l’alignement de la colonne vertébrale.
  • Les épaules, les bras, le visage, le ventre relâchés.
  • Le menton légèrement rentré, avec la tête dans le prolongement du dos, sans tension dans la nuque.
  • Les mains sur les genoux, paumes vers le bas, ou l’une sur l’autre, paume vers le haut, dans le giron, juste au-dessous du nombril.
  • Les yeux sont fermés, ou le regard baissé, sans rien regarder de particulier.

La position pour méditer debout :

Vous pouvez aussi faire des pratiques de méditation debout. Pour que cette position de méditation soit stable, il est important de ne pas mettre de tensions dans les épaules, le dos, et les jambes. Vous aurez certainement besoin d’ajuster votre position pendant la pratique, alors faites-le.

Vos bras peuvent le long du corps, ou vous pouvez joindre vos mains devant ou derrière vous. Vos jambes ne doivent pas être crispées.  Vous pouvez vérifier votre posture en vous balançant légèrement d’avant en arrière et de droite à gauche, pour trouver votre alignement. Les yeux peuvent être fermés, ou le regard baissé.

Cette posture est intéressante pour toutes les personnes qui ont tendance à s’endormir ou à somnoler pendant la pratique.

La méditation allongée.

Je conseille rarement la posture de méditation allongée, car il y a de gros risque de s’assoupir ou de somnoler. Vous pouvez avoir l’impression de mieux vous détendre, mais c’est sans doute parce que vous êtes dans un état de somnolence, ou de rêveries. Donc soyez vigilent si vous décidez de choisir cette position pour méditer. Pour les personnes qui ont de nombreuses douleurs, c’est une posture intéressante.

Pour s’installer, on se place sur le dos, les jambes tendues, et les bras le long du corps, paumes vers le haut. Si des douleurs ou des tensions sont présentes au niveau des lombaires, un petit coussin sous les genoux peut vous aider. Les yeux sont fermés ou mi-clos, et le corps est relâché. Il est préférable de s’installer sur un tapis au sol plutôt que dans un lit, afin d’éviter les risques de somnolence.

Pourquoi adopter une position pour méditer ?

Lorsque vous vous installez pour votre pratique de méditation, il est important d’avoir une certaine stabilité. La stabilité du corps va vous aider à stabiliser votre attention. Si vous êtes sans cesse en train de remuer ou de changer de position votre mental risque de s’agiter davantage.

Le but est d’avoir suffisamment de confort afin de ne pas ressentir de douleurs. Mais cela ne signifie pas que vous devez vous affaisser. Votre posture de meditation doit refléter à l’extérieur, l’engagement intérieur que vous prenez d’être attentif.

Je vous rappelle que la méditation n’est pas une pratique pour se détendre, mais pour être attentif à l’instant présent, et à ce qui se manifeste. Nous ne cherchons donc pas à nous relaxer, mais à observer ce qui est là, en focalisant notre attention sur un objet de pratique.

La recherche de verticalité dans la posture de méditation : en ayant une posture alignée, avec le dos droit, vous ancrez une intention dans le corps : l’intention d’être attentif. En alignant correctement le dos, vous limitez les risques de tensions et de contractures au niveau du dos et des cervicales.

Les difficultés liées à la position de méditation

Lors de mes cours de méditation, certaines personnes ressentent certains inconforts physiques pendant la pratique. Il est possible que, les premières fois, vous ressentiez quelques douleurs ou tensions, mais ceci devrait passer très rapidement. Que faire lors d’inconforts ou autres difficultés ?

Les douleurs

Quand vous vous installez dans votre position de méditation, vous pouvez avoir tendance à mettre un peu de crispations involontaires. Avoir le dos droit ne signifie pas « crisper » votre dos, vous devez trouver un alignement juste. N’hésitez pas à tendre plus relâcher vos muscles pour sentir la position pour méditer la plus stable, sans mettre de tensions. Il est possible aussi que vous ressentiez des sensations de fourmillements dans les jambes, si vous êtes assis sur le sol. Dans ce cas, il vaut mieux bouger vraiment pour les faire passer.

Une bonne position de méditation ne doit jamais entrainer de douleurs, vous pouvez l’ajuster au cours de votre pratique. Rappelez-vous que vous ne devez pas souffrir pendant votre méditation. Si vous ressentez certaines tensions, vous pouvez rester un peu avec cet inconfort, mais pas si cela devient douloureux. L’important est de changer de position en restant en pleine conscience : de ses mouvements, de ses sensations.

La somnolence

Il est assez courant d’avoir des moments de somnolence pendant la pratique. Si c’est votre cas, vous pouvez choisir une position debout, pour l’éviter. Si cette sensation persiste, vous pouvez ouvrir les yeux et faire de grandes respirations amples.

Certaines personnes trouvent que c’est une bonne chose de s’endormir, parce qu’elles se détendent vraiment. Sauf que la méditation nous invite à être conscient de nos pensées et de nos commentaires intérieurs, ce qui n’est pas le cas quand on dort.

Si vous dormez systématiquement pendant votre pratique, alors c’est le signe que vous êtes fatigué. Il est donc important de faire le nécessaire pour vous reposer davantage.

L’agitation

Vous êtes à peine installé(e) dans votre position de méditation, et hop, vous voilà déjà en train de vous agiter. Vous aimeriez rester plus concentré(e), plus statique, mais rien à faire. Cette difficulté vient certainement de votre volonté trop forte de rester immobile. Autorisez vous à bouger de temps en temps, et à changer de position, si vous en avez besoin. Plus vous vous forcerez à rester immobile, plus vous risquez de vous agiter.

Vous pouvez aussi faire le choix d’observer cette agitation, sans pour autant y réagir, ou vous impatienter.

Les erreurs à éviter

Si vous êtes débutant en méditation, vous avez peut-être une envie de faire bien dès vos premières méditations. Et du coup, vous aimeriez trouver immédiatement la bonne position de méditation. Cela peut vous amener à faire quelques erreurs. Voyons ensemble les plus courantes.

Penser que la position pour méditer doit être toujours la même

Vous pouvez mettre du temps à trouver une position de méditation. Prenez votre temps pour en tester plusieurs, et n’hésitez pas à changer régulièrement. Vous pouvez même démarrer votre méditation en position assise, puis vous levez au bout de quelques minutes. L’essentiel est de rester concentré, et de bouger en conscience.

En changeant régulièrement de position de méditation, vous finirez par sentir celle qui vous convient. Une posture adaptée est une posture qui vous permet de rester concentré, stable, attentif.

Vouloir rester absolument immobile

En voulant rester parfaitement immobile, vous risquez de mettre beaucoup de tensions dans votre corps. Acceptez d’avoir envie de bouger, et faites-le de manière consciente. Le but de la posture est de vous aider, pas de vous transformer en statue.

Certaines personnes trouvent aidant de pratiquer un peu de marche méditative au début de leur méditation. Cette pratique peut aider à libérer les tensions, et vous pourrez ensuite vous installer dans une posture plus statique. Bouger pendant la pratique n’est absolument pas un problème.

S’installer dans la posture pour se détendre

Beaucoup de personnes confondent méditation et relaxation. La méditation nous invite à prendre conscience de notre agitation mentale, de nos schémas de réactivité. Le but n’est pas de se détendre, mais de cultiver notre capacité à prendre conscience.

Il se peut que vous ressentiez de la détente pendant votre pratique. Si c’est le cas, remarquez-le. Si ce n’est pas le cas, la pratique nous invite à accueillir ce qui est là, y compris l’agitation, la tension, le stress.

Vous pouvez retrouver toutes les informations pour bien démarrer votre pratique dans l’article suivant : comment méditer ?

Voilà toutes les postures que vous pouvez adopter pendant votre pratique. Vous pouvez en tester une ou plusieurs, avant de trouver celle qui vous convient.

Je vous souhaite une bonne installation pour votre méditation. Et si vous avez envie de venir pratiquer dans un super groupe en ligne, je vous invite à consulter la page de mes cours de méditation.

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