Les symptômes du stress à surveiller - En route vers la sérénité
impact du stress sur la santé

Les symptômes du stress à surveiller

Impatience, irritabilité, nervosité, si certains symptômes du stress sont faciles à identifier, d’autres peuvent passer inaperçus.

Savoir repérer les signes, c’est l’assurance de prendre les choses en main rapidement, et éviter le stress chronique si destructeur.

Dans cet article, on fait le point sur les symptômes du stress à surveiller, et les conseils à mettre en place.

Le stress, c’est quoi ?

Le stress définit l’ensemble des réponses aux contraintes subies par un organisme. Dans le langage courant, on parle de bon stress et de mauvais stress. En fait, cette appréciation dépend beaucoup de la perception qu’on a de l’événement, de la façon dont on va le vivre, en bref de sa capacité d’adaptation.

D’ailleurs, vous avez sans doute remarqué qu’on n’est pas tous stressé par la même chose. Et c’est justement parce qu’on se raconte des choses différentes, selon les situations. On verra comment faire pour faire baisser cette sensation de stress. C’est assez simple et super efficace.

Toutefois, mêmes les stress supposés positifs, peuvent sur le long terme, altérer notre santé. Un organisme ne peut pas être soumis à des contraintes, sans devoir répondre à un moment donné par des réactions physiologiques.

Le premier à en avoir parlé est Hans Selye, un endocrinologue hongrois, en 1925. Il décrit alors le syndrome général d’adaptation, qui décrit les différentes phases du stress. Il y a en effet trois phases lors d’une situation de stress :

 La première phase : phase d’alarme.

Votre organisme se prépare à se défendre, il y a danger. Votre respiration devient plus rapide, votre pouls s’accélère, votre transpiration augmente, la digestion est stoppée, et les fonctions sexuelles sont en sommeil. Le but de cette première phase est très archaïque, elle vous permet de mobiliser les ressources de votre organisme pour répondre grâce à deux alternatives : la fuite ou le combat, c’est-à-dire « piquer un sprint » pour fuir le danger, ou se battre contre la « bête féroce » qui vous attaque. Ces réactions sont spécifiques, et ont pour but de nous mettre à l’abri. Toutefois, la plupart des humains agit de façon différente en inhibant l’action au lieu de lui donner pleinement sa place. Par exemple, face à un stress professionnel, au lieu de combattre ou de fuir, on préfèrera souvent refouler ses émotions, et on n’ose ni protester ni partir. La phase d’alarme ne peut durer que quelques minutes. Si la réponse n’a pas eu lieu, l’organisme rentre alors dans la phase suivante.

La deuxième phase : la phase de résistance.

L’organisme tente de s’adapter à l’agent stressant, avec plus ou moins de succès. C’est un moment où on encaisse. Mais l’organisme puise alors dans toutes ses ressources pour tenir.
A plus ou moins long terme et parfois de façon brutale, on finit par s’épuiser, on rentre alors dans la dernière phase.

La troisième phase : la phase d’épuisement.

L’organisme ne peut plus s’adapter, il a épuisé ses ressources physiques, énergétiques, psychiques. 

Au niveau physiologique, on constate des dysfonctionnements de l’organisme et des symptômes apparaissent : fatigue, troubles du sommeil, palpitations, augmentation de la tension artérielle, gastrites, colites, spasmes, troubles de l’appétit (en excès ou en carence), bouleversement du cycle hormonal, douleurs diverses, fragilité immunitaire (on est plus souvent malade), etc…

On peut souvent remarquer des changements dans le comportement : agressivité, difficulté de communication, travail dans la précipitation, difficulté de concentration, isolement, démotivation, colère refoulée, troubles du sommeil, etc…

Les facteurs de stress :

Les facteurs sont nombreux et peuvent être différents d’une personne à l’autre. Ces facteurs peuvent être exogènes :

  • Image violentes,
  • Pollutions, bruits,
  • Changements climatiques,
  • Médias, conflits.

Ou endogènes :

  • Fièvre,
  • Carences,
  • Douleurs chroniques,
  • Contrariétés,
  • Passions,
  • Conflits,
  • Maladie,
  • Absence de stimulation,
  • Décalage de rythme (horaires de travail, par exemple).

Suivant le motif de stress, chacun réagira de façon différente. Cela dépend de notre histoire : avons-nous déjà connu cette situation ? Comment l’avons-nous vécu ? Une solution a-t-elle été trouvée pour y faire face ?

Par exemple, vous avez rendez-vous avec la maîtresse de votre enfant, et celle-ci met en doute votre capacité à aider correctement ce dernier à faire ses devoirs et progresser. Malgré vos arguments, elle campe sur ses positions, et vous terminez le rendez-vous complètement épuisé, comme si vous aviez dû vous battre. Au rendez-vous suivant, vous êtes stressé avant même de rencontrer la maîtresse, vous appréhendez car votre première expérience a été désastreuse.

Même si les facteurs peuvent être vécus de façons légèrement différentes, la recette du stress est universelle. Les ingrédients qui se retrouvent dans tous les stress (un seul ou plusieurs) sont :

  • Le manque de contrôle : par exemple vous êtes coincé dans les embouteillages avant un rendez-vous important.
  • L’imprévisibilité : vous rentrez de vacances, votre vol est annulé, mais vous ne savez pas dans combien de temps vous pourrez en prendre un autre.
  • La nouveauté : vous déménagez dans une ville ou un pays que vous ne connaissez pas, vous changez de travail.
  • Votre égo est menacé : votre supérieur hésite à vous confier un dossier, pensant que vous ne serez pas capable de le traiter, vos compétences sont mises en doute.

Lorsque vous vous trouvez dans l’une de ces situations, vous sécrétez les hormones du stress, et ce, quel que soit votre âge, votre statut, car ces situations demeurent stressantes pour tout le monde. La clef pour y faire face sera l’adaptation.

Les symptômes du stress :

Si la boule au ventre, ou le réveil à 3h du matin vous permet d’identifier clairement que vous subissez un stress, d’autres symptômes du stress sont moins évidents. Toutefois, les repérer vous permettra d’éviter les conséquences dévastatrices sur votre santé.

Les symptômes du stress physiques :

Votre corps vous parle, et savoir repérer les signes, vous évitera de laisser perdurer la situation. Voici quelques signes qui peuvent être liés au stress :

  • Nausées, vomissements,
  • Augmentation du rythme cardiaque (en dehors de tout effort physique),
  • Palpitations,
  • Diarrhées,
  • Hyperventilation,
  • Mains moites, transpiration excessive (et souvent plus odorantes qu’avant),
  • Maux de tête,
  • Eczéma (ou autres maladies de peau).

Les symptômes psychologiques et comportementaux :

Notre capacité d’adaptation n’étant pas durable, le stress peut susciter chez vous des comportements, des émotions particulières. Comme cela s’installe souvent sur le long terme, vous n’en prenez pas forcément conscience. Voici des signes qui peuvent vous aider :

  • Colère : vous vous sentez souvent en colère, ou en tout cas plus qu’avant,
  • Susceptibilité : vous ne supportez plus les remarques, et vous vous vexez plus facilement,
  • Prise de poids : vous vous ruez peut-être sur les aliments gras et sucrés pour camoufler vos émotions,
  • Insomnies : vous vous réveillez la nuit, et le mental vous empêche de vous rendormir,
  • Consommation de sucre et d’alcool,
  • Difficulté de concentration.

Tous ces signes doivent vous questionner.

Le trio du stress, comprendre pour en sortir :

Pour vous illustrer ce qui se passe lors d’un stress, voici un schéma :

Les schémas du stress

 

Dans ce schéma, vous pouvez comprendre que les 3 aspects du stress sont intimement liés.

Quand vous êtes confronté à une situation stressante, celle-ci peut entrainer :

  • Des émotions et des sensations physiques : la peur de ne pas y arriver, l’inquiétude, la tristesse de vous sentir mal, la colère, la boule au ventre, le nœud dans la gorge, les tensions dans le dos, la mâchoire, les épaules. Vous avez alors besoin de les comprendre pour vous en extraire plus facilement.
  • Des pensées : sur ce que vous pouvez/ne pouvez pas faire. Mais aussi des pensées qui vont renforcer votre perception du stress. Prendre du recul avec ce que votre mental vous raconte, déconstruire les croyances limitantes, va vous aider à aborder la situation sous un jour nouveau. Terminé les prises de tête, qui amènent toujours aux mêmes réactivités.
  • Des comportements : vous réagissez différemment, et parfois avec des réactions qui vont encore renforcer votre stress. Vous vous sentez nul, vous vous en voulez, vous n’arrivez pas à rester calme, et la situation empire au lieu de s’améliorer.

Et dans une situation stressante, vous allez souvent vivre ces 3 aspects : une émotion qui va entrainer des pensées et des réactions, ou une pensée qui entraine une émotion, puis un comportement automatique.

Vous vous êtes reconnu ? Lequel des trois aspects est le plus présent pour vous ? (dites-le moi dans les commentaires).

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