Vivre Heureux, apprendre à cultiver le bonheur - En route vers la sérénité
Vivre heureux

Vivre Heureux, apprendre à cultiver le bonheur

Voici la 5ème lecture de mon défi bonheur.

Pour cette cinquième lecture, j’ai choisi le livre de Christophe André « Vivre Heureux ».

Dans ce livre du psychiatre, l’auteur va chercher à définir ce qu’est le bonheur, et si on peut apprendre à être heureux.

Qu’est-ce que le bonheur ?

Il n’est pas simple de donner une définition, mais on peut voir quels sont les états psychologiques qui sont voisins :

  • La satisfaction d’obtenir ce qu’on désire ne peut pas définir le bonheur, cela peut même être l’inverse. Dans le bouddhisme par exemple, on enseigne que le désir amène à la souffrance.
  • La joie, le plaisir peuvent en faire partie mais ne le définissent pas non plus. Quoiqu’il en soit, il faut cultiver ce qui nous rapproche du bonheur, notamment les moments sources de bonheur (moments d’échange, moments de communion ou de sensation, moments de réalisation).

Se sentir heureux : c’est aussi une émotion.

On peut construire son bonheur et le nourrir, et on a chacun un avis propre sur la question.

Le bonheur empêché :

On aspire tous au bonheur mais on n’a pas appris à y accéder. Et parfois, vivre heureux n’est pas une évidence.

On peut même s’empêcher d’être heureux :

  • Par superstition : ne pas exposer son bonheur au risque de le perdre.
  • Par habitude, ou interdit culturel.

Même si on peut tous se rendre malheureux, ce n’est pas parce que quelqu’un a du mal à être heureux qu’il aime le malheur.

Pour les personnes déprimées, elles pensent que le malheur va durer, et qu’il leur est spécialement destiné.

Où en êtes-vous entre bonheur et malheur ?

  • « Je suis plutôt heureux » : confiance dans sa capacité à reproduire et à faire durer les moments de bonheur.
  • « Je ne suis pas vraiment malheureux » : on est conscient de n’avoir pas trop de malheur. Il faudrait avoir plus confiance dans nos capacités à construire le bonheur.
  • « Je ne suis pas vraiment heureux » : atteinte du bonheur par petites périodes. Etre plus attentif aux petits bonheurs et combattre sa tendance à se rendre malheureux.
  • « Je suis plutôt malheureux » : on peut avoir renoncé au bonheur. Ne pas rester seul, et se faire aider. Tout est possible.

Les questions sur le bonheur et le malheur :

Le bonheur et le malheur sont inégaux, plus d’émotions pour décrire le malheur. Les grands bonheurs ne laissent pas forcément une empreinte à vie, alors que cela peut être le cas des grands malheurs.

Savoir que le malheur existe, qu’on peut le surmonter peut nous aider à retrouver le bonheur. Et cela peut nous aider pour vivre heureux.

Le bonheur, une histoire intime :

  • Nos humeurs vont influencer notre regard sur le mode et aussi nos façons de nous comporter.
  • Notre tempérament est davantage une prédisposition et peut plutôt positif ou négatif.

Humeur = météo. Tempérament = climat.

Et on peut changer les deux : apprendre à profiter des bons moments, savoir se réjouir des moments heureux.

Selon les âges, on aura un intérêt pour le bonheur qui sera différent.

Où le chercher ?

L’argent ne nous aide pas à être heureux, mais il est plus difficile d’être heureux en dessous d’un certain revenu (c’est ce que l’argent nous permet de faire qui nous rend heureux plus que l’argent lui-même). Et les biens matériels peuvent parfois maquer un besoin non satisfait.

Une étude sur les gagnants du loto a montré que leur bonheur était le même un an après avoir gagné qu’avant d’avoir gagné le gros lot.

Le statut et les diplômes nous permettent simplement d’accéder à une classe sociale ou il est plus facile d’être heureux.

La jeunesse : l’âge n’influence pas le bonheur, on connait simplement des bonheurs différents selon les âges.

La santé : c’est davantage la perception qu’on a de sa santé qui influence notre capacité à être heureux.

Le bonheur est dans le lien :

  • Etre en lien nous rend heureux, et nos liens avec les autres sont plus faciles si on est heureux (réciprocité).
  • Etre en couple favorise le bonheur à condition qu’il y ait de l’égalité et de l’intimité dans le couple. Mais chercher le bonheur en se mariant ou en ayant des enfants est un leurre.
  • Les personnes qui ont des enfants se sentent en général plus heureuses  que celles qui n’en ont pas, avec des variations selon l’âge des enfants.
  • Les amis : avec eux on pratique souvent des activités agréables et on fait davantage de concessions qu’avec ses proches.

Vivre heureux, c’est donc vivre en partageant.

Le bonheur est dans l’action :

Le travail : le lien entre satisfaction au travail et satisfaction globale est de plus en plus évident. Cette satisfaction est surtout liée aux relations avec les collègues.

Les loisirs : quand ils sont choisis, ils sont source de bien-être et peuvent aussi être des sources de liens sociaux.

Le flow : théorie développé par Mihaly Csikszentmihaly, est un état de concentration et de maîtrise dans une activité qui nous passionne, qui nous nourrit. Les facteurs pour être dans le flow : maîtrise élevée et activité riche et gratifiante.

Importance aussi du repos et se méfier de l’hyperactivité, source de mal être.

Que sait-on sur le bonheur ?

Il est difficile de mesurer des indices de bonheur car les gens ont tendance à ne pas répondre sur ce sujet quand on les interroge. Chacun en a une définition et une évaluation qui lui est propre.

Toutefois le bonheur se mesurerait par la satisfaction globale de son existence et l’accumulation des humeurs positives.

On distingue deux dimensions :

  • Bottom up : accumulation de conditions favorables au bonheur (argent, actions, santé…).
  • Top down : les dispositions à apprécier ce que nous avons.

Les conditions psychologiques pour vivre heureux :

  • Savoir s’accepter (qualités, limites, et défauts),
  • Avoir une relation avec les autres,
  • Avoir une certaine autonomie,
  • Avoir le sentiment de contrôler son environnement sans toutefois être dans le contrôle absolu.

Il existe différents style de bonheur :

  • De l’action : participer à des événements qui créent du lien,
  • D’aboutissement : on atteint des objectifs ou l’on parvient à avoir ce que l’on veut,
  • De la maitrise : toutes les actions ou l’on sent une maitrise (travail, loisir, flow)
  • De sérénité : la capacité à prendre du recul.

Attention toutefois aux dérives. Si on agit seulement, on peut devenir superficiel. Si on est seulement dans la satisfaction, on peut devenir matérialiste. Si on est uniquement dans la maîtrise, on peut devenir esclave de son travail ou de ses passions. Et si on reste uniquement dans la sérénité, on peut devenir passif.

Il est donc important de nourri ces différentes sortes de bonheur.

Le bonheur est très lié aussi au sens de la vie : avoir des besoins satisfaits, de l’estime de soi, s’accomplir, et cultiver du lien social et le souci d’autrui.

Pour cultiver le bonheur, il nous faut déjà prendre conscience d’où nous en somme. Et faire un effort soutenu et continu sans un faire une obsession. Vivre heureux, cela s’apprend, à condition de ne pas être obsédé par le bonheur (tout est une question d’équilibre).

Foi et bonheur :

Dans l’adhésion à une religion, outre la croyance, il y a aussi le lien à une communauté bienveillante. Dans la prière, il y a aussi le fait de remercier. Les personnes croyantes ont souvent plus de bonheur pour toutes ces raisons, mais aussi parce ce que leur croyance les aide face à la peur de la mort.

A quoi sert le bonheur ?

Il nous est donné pour faire face à la mort, comme une contrepartie. Nous avons conscience que nous allons mourir, et savoir que nous pouvons être heureux nous aide à faire face à cette réalité.

Un sujet qui fâche.

Au fil des siècles, notre rapport au bonheur a changé. Et avec le temps certaines idées se sont installées :

  • Il rend mou : il est associé à une auto satisfaction béate.
  • Il rend égoïste : pourtant être heureux nous amène à avoir une meilleure conscience des autres et de notre environnement.
  • Il rend anxieux : oui s’il devient une obsession.
  • Il est une illusion, un mythe : même si cela peut paraître difficile de vivre heureux, cela ne veut pas dire que c’est impossible.
  • Il est un objet marketing : à chacun d’être clairvoyant sur les messages publicitaires, mais le concept du bonheur existait avant la pub.

Toutes ces idées préconçues sur le bonheur sont peu crédibles. Les gens aiment le bonheur et l’idée du bonheur.

Comment ne pas se rendre malheureux ?

L’évolution de notre espèce a été conçue pour assurer notre survie pas pour nous rendre heureux. C’est la raison pour laquelle nous avons plus de mémoires de nos expériences négatives.

Savoir réguler nos humeurs et résister à la tentation du malheur.

Quelques pistes :

  • Eviter de se plaindre à répétition : on peut se plaindre une fois pour quelque chose mais pas tout le temps.
  • Etre réaliste et ne pas exagérer nos sentiments et expériences malheureuses.
  • Etre conscient quand on devient malheureux pour des déclencheurs de plus en plus minimes.
  • Ne pas généraliser : une expérience malheureuse ne sera pas toujours malheureuse.
  • Agir et faire des choses agréables, voir des amis.

Soucis, tracas et inquiétudes :

Nous vivons chacun les mêmes événements de façon différente.

Pour faire face à l’anxiété qui modifie notre perception des choses :

  • Réfléchir au problème plutôt que de ruminer,
  • Ne pas penser que ce sera toujours le pire qui va arriver, mais envisager différentes possibilités,
  • Ne pas s’imaginer qu’il y a une catastrophe à chaque incident. Pour cela, il faut prendre conscience des pensées,
  • Apprendre à avoir confiance dans la possibilité que cela puisse s’arranger.

Le pessimisme :

Pour les personnes à tendance pessimiste, elles pensent souvent que cela leur évite d’être déçues. Cela ne les rend pas plus heureuses, bien au contraire, et cela peut même les isoler (se fatigue de leurs discours négatifs).

Pour sortir de cela : ne parler qu’une fois des choses négatives, vérifier ses prédictions, essayer de trouver des solutions.

Le temps et le bonheur :

Engagé dans l’action de façon intensive peut nous éloigner du bonheur. Il nous faut apprendre à nous poser pour réfléchir à ce que nous voulons faire de notre vie.

Les émotions hostiles :

Même si ces émotions nous aident à relâcher la pression, elles peuvent cacher un malaise personnel.

Pour nous aider à mieux les éviter :

  • Accepter que le monde ne soit pas parfait.
  • Etre vigilent lors des périodes de stress,
  • Essayer de comprendre ce que cela cache.

Les 3 écarts qui nous éloignent du bonheur :

  • L’écart entre le bonheur présent et passé  qui nous amène à être nostalgiques. Cela peut nous servir d’excuse pour n’être pas heureux au présent.
  • L’écart entre mon bonheur et celui des autres : nous devrions apprendre à être moins envieux pour être plus heureux.
  • L’écart entre le bonheur rêvé et le réel : il est préférable de construire son bonheur et le vivre que de le rêver constamment.

Cultiver et protéger le bonheur :

Il existe différentes façons de construire son bonheur mais pas de recettes toutes faite.

Il faut commencer par décider de vouloir être heureux, et construire et cultiver son bonheur. Et ce, sous ses différentes formes : être (se sentir exister), avoir (les choses que l’on aime, même simples), faire (ce qui nous apporte du bien-être), appartenir (à une famille, un groupe).

On doit s’engager avec détermination mais pas de façon obsédante. Il faut le cultiver comme un jardin, et être patient en acceptant les accidents de parcours, sans se décourager.

Il est important de cultiver l’optimisme, qui nous amène davantage à agir. Pour cela, il nous faut agir, essayer, et mesurer les résultats de ce que nous mettons sen place. En gardant confiance dans l’existence.

Cultiver son intelligence du bonheur :

  • Observer les gens heureux  (exemple),
  • Reconnaitre et apprécier les petits bonheurs,
  • Savoir s’accommoder avec la vie, sans se résigner,
  • Avoir des moments de gratitude,
  • Savoir apprécier quand tout va bien,

Le bonheur est possible et il vaut mieux aller à sa rencontre qu’en imaginer le récit.

Dans ce livre, je retiendrai surtout que le bonheur se construit, alors au boulot !

Et vous, vous le construisez comment ?

Et si vous voulez en savoir plus sur le bonheur, je vous conseille la lecture de cet article : “Le bonheur selon Tchouang tseu“.

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *