Bonheur et vie intérieure - En route vers la sérénité
Le bonheur

Bonheur et vie intérieure

Voici la 4ème lecture de mon défi bonheur.

Pour cette quatrième lecture, j’ai choisi le livre de Frédéric Lenoir « Petit traité de vie intérieure ».

Un livre de philosophie et de spiritualité sur le chemin de la vie. Appuyé par les transmissions des grands philosophes et des religions, Frédéric Lenoir nous propose d’explorer comment mener une vie heureuse, en harmonie avec soi-même et avec les autres.

Pour concilier bonheur et vie intérieure.

Dire oui à la vie.

L’un des premiers préceptes évoqué dans ce livre, est d’accepter la vie, telle qu’elle nous est donné. Il ne s’agit pas de rester passif, mais de savoir accepter que certaines choses ne peuvent pas être changées.

Pour les stoïciens, le destin nous attribue un rôle sur cette terre. Et cela ne dépend pas de nous. Par contre, nous pouvons choisir la manière d’endosser ce rôle.

Le Bouddha a lui-même reconnu qu’il était comme tous les hommes, sujet à la maladie, la vieillesse et la mort. Mais qu’il pouvait aussi chercher à éliminer le malheur en faisant un travail intérieur.

Que ce soit notre famille, notre culture, nous devons les accepter, et reconnaître ce que nous voulons renforcer ou améliorer par un travail intérieur. Nous pouvons accepter notre héritage (culturel et familial), et apprendre à nous en détacher, ou voir que certains aspects nous permettent de développer d’autres qualités (un rêveur sera, par exemple, plus créatif).

Confiance et lâcher prise.

Nous avons besoin d’avoir confiance (une foi-confiance) pour avancer. Avoir la foi en nos parents pour ce qu’ils nous transmettent, puis en nos enseignants. Mais aussi par la suite avoir confiance dans d’autres personnes qui en savent plus que nous sur un sujet. Et plus largement, avoir foi dans la vie : plus nous voyons les cadeaux de la vie, plus ils viennent à nous, et nous percevons alors davantage le positif de la vie.

Il nous faut cultiver le lâcher prise pour nous abandonner au réel, avec confiance en la vie. Et savoir reconnaître que nous ne pouvons pas tout contrôler.

Responsable de sa vie.

Certaines personnes peuvent avoir tendance à ne se sentir responsables de rien. Ce qui leur arrive est toujours de la faute des autres, et elles attendent toujours que la solution vienne de l’extérieur. Pourtant nous sommes tous responsable de nos vies. Nous devons développer les capacités qui nous ont été donné et corriger nos défauts.

Pendant des siècles, la religion, l’église prenait en charge les besoins sociaux, et l’état a pris le relais. Ma maison est inondée, j’accuse l’état même si j’ai fait le choix de la construire dans une zone inondable.

Nous sommes également responsables de nos relations avec les autres, et nous devons mesurer l’impact de nos actions, de nos paroles, de nos pensées.

Quand nous nous sentons responsable de notre vie, nous nous sentons aussi responsable de la vie en général.

Agir et non agir.

Les animaux agissent par nécessité, par instinct de survie. En tant qu’humains, nous agissons pour façonner le réel et cela nous procure du plaisir. Nous devons laisser s’exprimer notre potentiel créatif, pour créer le beau à côté de l’utile.

Mais parfois nous sommes dans l’activité à outrance. Nous remplissons tous les moments de notre vie en faisant quelque chose. Mais nous avons besoin de moment de repos pour nous mettre à distance, pour agir de façon plus approprié, et non pas agir pour agir.

Silence et méditation

Pour prendre de la distance par rapport aux évènements, nous avons besoin d’être seul, de retrouver ce silence intérieur et arrêter d’être prisonnier de nos pensées.

« Plus on possède la faculté de contempler, plus on est heureux ». Aristote.

Nous pouvons apprendre à trouver ce silence intérieur par la méditation. Dans le bouddhisme on regarde le flot des pensées sans les suivre, en restant connecté à sa respiration. Au fil de l’entrainement on peut créer un espace de silence intérieur, et une distance avec les pensées négatives.

Connaissance et discernement.

Notre capacité de discernement doit nous aider à savoir ce qui est bon ou ce qui est mauvais pour nous. Pour Bouddha et Socrate : « l’ignorance est la cause de tous les maux ».

Nous devons chercher la vérité, désapprendre ce qui a été appris, pour nous interroger vraiment. Ce n’est pas indispensable pour survivre, mais indispensable pour mener une vie authentiquement humaine, et pas seulement instinctive.

La connaissance nous permet de faire des choix justes, au lieu de nous laisser guider par nos instincts et nos traditions.

Connais-toi toi-même

Au-delà de la connaissance du monde, nous devons commencer par bien nous connaitre nous-même.

En apprenant à mieux nous connaitre, nous pouvons accéder à ce qui fonde l’humain, au-delà de l’individu, et qui nous permet de nous relier à l’humanité toute entière.

En comprenant nos attraits, nos répulsions, nous pouvons mieux connaitre nos parts d’ombre. Cela nous amène à avoir plus de compréhension vis à vis des autres.

Pour nous aider dans ce chemin, nous pouvons tenir un journal intime, ou trouver un guide/un maître.

L’acquisition des vertus.

En développant la vertu, on pose des actes justes, sans excès ni ascèse.

Bouddha : éviter les deux extrêmes : s’attacher aux plaisirs des sens, s’adonner aux mortifications = la voie du milieu. Mi-chemin entre l’assouvissement des désirs et leur contrôle total.

Les vertus se développent par leur mise en pratique. Il faut donc vouloir être vertueux. En pratiquant la vertu, on finit par en faire un habitus (=une qualité stable).

C’est en construisant qu’on devient constructeur, en jouant de la musique qu’on devient musicien, en faisant des actions courageuses qu’on devient courageux.

Devenir libre.

Nous avons aujourd’hui beaucoup de liberté, on peut choisir notre métier, nos opinions. Mais nous pouvons aussi être aliéner par nos désirs, nos conditionnements, nos préjugés, nos aversions.

Avec la liberté se pose la question du choix. Avant, notre naissance conditionnait notre destinée, si on naissait fils d’agriculteur, on devenait agriculteur, etc. cela permettait un enracinement et des repères stables.

On peut aujourd’hui tout vouloir et se perdre : « aspirer tout et n’arriver à rien ».

Aujourd’hui nous ne souffrons plus de trop d’interdits, mais de trop de possible, nous ne savons plus choisir. De plus nous recevons beaucoup d’injonctions de performances et d’autonomie trop lourde.

Amour de soi et guérison intérieure.

Au-delà de la connaissance de soi, il est important d’avoir dans sa vie de l’amour. Et en premier lieu, l’amour de soi. Si nous avons une mauvaise relation à nous même, nous finissons par projeter nos problèmes sur les autres.

En tant qu’adulte, nous pouvons apprendre à nous aimer en reconnaissant nos blessures et en travaillant dessus.

La règle d’or.

« Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ». C’est le fondement de la vie morale de toutes les sociétés humaines.

Appliquer cette règle, c’est savoir se mettre à la place de l’autre. Car chaque humain a souvent les mêmes désirs et les mêmes répulsions que nous.

Pour s’engager encore davantage : faire à autrui ce qu’on aimerait qu’on fasse pour nous. Tu aimes les sourires, souris toi-même aux autres.

L’amour et l’amitié.

Pour avoir une belle vie, nous avons aussi besoin de lien. Et ce lien se fait par l’amour et l’amitié.

L’amitié, c’est un lien avec quelqu’un qu’on a choisi et qui nous a choisis (lien de réciprocité). C’est une sorte d’âme sœur. Et pour avoir de véritables liens, il faut nourrir cette amitié, et ne pas avoir trop d’amis.

L’amour est un don de soi totale, qui n’attend rien, et un véritable désir du bonheur de l’autre. Il n’exige pas de réciprocité. Il peut s’étendre à toute l’humanité (aimer son prochain).

La non-violence et le pardon.

Contradiction entre la loi du talion : œil pour œil, dent pour dent et l’apologie de la non-violence : tend l’autre joue.

Le pardon nous permet d’être en paix avec nous même, et de sortir des conflits. Pardonner ne signifie pas oublier, mais c’est se libérer de la souffrance causé par autrui.

Pourquoi critiquer les belligérants de conflits internationaux tout en continuant à cultiver nos rancœurs, et en continuant de refuser de pardonner.

En apprenant à se connaitre, on devient aussi plus compréhensif vis-à-vis des autres. Nous découvrons nos parts d’ombre, et nous comprenons mieux les parts d’ombre des autres.

Le partage.

Le partage est la clef d’une société harmonieuse. Pour être heureux, il est indispensable de développer notre capacité d’être au lieu de cultiver l’avoir de biens matériels.

C’est aussi ne pas être l’esclave de ses désirs, mais savoir vivre avec modération.

Le vrai bonheur n’est pas une affaire de possession.

Attachement et non attachement.

Dans les principales philosophies de l’antiquité, et dans le bouddhisme, on insiste sur le fait de ne pas s’attacher aux choses. Il nous faut être consciente que la vie est impermanente : des moments de période fastes, et d’autres moins.

Nous devons prendre soin de nos biens matériels, mais ne pas en devenir esclaves.

De la même manière, nous devons accepter la perte des êtres aimés, et même si nous souffrons, c’est ainsi qu’est la vie.

L’adversité est un maître spirituel.

Aujourd’hui, nous connaissons un culte de la performance, et de la réussite à tout prix. Cela nous permet de retrouver une certaine humilité. Si nous n’acceptons pas les aléas de la vie, les hauts et les base, nous refusons la vie même.

Les échecs peuvent nous faire prendre conscience des choix qui s’offrent à nous, et nous permettent parfois de rectifier notre trajectoire de vie.

Ici et maintenant.

Toutes les sagesses du monde nous rappellent que le seul moment où nous pouvons agir est le moment présent.

Nous pouvons nous rappeler notre passé sans pour autant le laisser nous perturber, ou influencer les émotions qui sont les nôtres aujourd’hui.

Nous devons pouvoir refermer les blessures du passé, savoir tourner la page. Pour cela nous pouvons utiliser des visualisations bouddhistes, la psychanalyse, la sophrologie, la psychothérapie, etc.

De la même manière, nos projections mentales ne doivent pas nous paralyser et nous empêcher de vivre ce que nous avons à vivre. Pour être dans la joie il nous faut dépolluer notre esprit du passé.

Apprivoiser la mort.

Pour dire oui à la vie, il faut dire oui à l’inéluctable, ce sur quoi nous n’avons aucune prise, et c’est le cas de la mort.

Les voies spirituelles nous enjoignent à accepter que la mort fait partie intégrante de la vie. Prenons conscience que craindre la mort nous empêche de vivre une vie sereine.

Nous devons pour cela bien préparer notre mort, en agissant chaque jour pour ne rien regretter.

L’humour.

L’humour nous permet de prendre de la distance avec le réel. D’ailleurs, le Dalaï Lama et Desmond Tutu en parle beaucoup dans “Le Livre de la joie”, un autre livre sur le bonheur.

Cela créé un lien d’humanité entre les êtres, cela rassemble, créé une communion, et fait tomber les barrières sociales et culturelles.

La beauté.

Dans la tradition religieuse, la beauté est la voie d’accès au sacré : de beaux temples, de belles églises avec des belles statues.

Pour conclure :

Le bonheur dépend des dispositions de chacun, de notre individualité.

Nous sommes sensibles au bonheur de façons différentes, mais nous pouvons améliorer notre capacité d’être heureux en faisant un travail sur nous.

Dans ce livre, je retiendrai surtout le conseil de faire de chaque jour un jour sacré, qu’on ne devrait jamais regretter. Et vous ?

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