comment arrêter de stresser

Comment arrêter de stresser, 12 techniques qui marchent

Le stress fait partie de nos vies. C’est une composante incontournable, même si nous voulons absolument l’éviter. Emotions, épreuves de vie, difficultés physiques, matérielles, nous sommes tous confrontés au stress. Mais nous avons aussi tous la capacité à nous adapter, et ça, c’est une bonne nouvelle. Alors comment arrêter de stresser ? Comment faire face aux épreuves et difficultés inévitables de la vie ? Dans cet article, je vous explique en détail ce qu’est le stress, les personnes les plus concernées, et  comment y faire face, pour plus de sérénité.

Le stress, un réflexe d’adaptation normal

Quand on parle de stress, on parle souvent des stresseurs : les trucs qui nous stressent. Le stress, c’est en fait l’ensemble des réponses aux contraintes subies par un organisme. Dans le langage courant, on parle de bon stress et de mauvais stress. En fait, cette appréciation dépend beaucoup de la perception qu’on a de l’événement, de la façon dont on va le vivre, en bref de sa capacité d’adaptation.

Toutefois, mêmes les stress supposés positifs, peuvent sur le long terme, altérer notre santé. Un organisme ne peut pas être soumis à des contraintes, sans devoir répondre à un moment donné par des réactions physiologiques.

Le premier à en avoir parlé est Hans Selye, un endocrinologue hongrois, en 1925. Il décrit alors le syndrome général d’adaptation, qui décrit les différentes phases du stress. Il y a en effet trois phases lors d’une situation de stress.

Les différentes phases du stress

Schémas du stress
Les différentes phases du stress.

La première phase : phase d’alarme.

Votre organisme se prépare à se défendre, il y a danger. Votre respiration devient plus rapide, votre pouls s’accélère, votre transpiration augmente, la digestion est stoppée, et les fonctions sexuelles sont en sommeil.

Le but de la première phase du stress est très archaïque, elle vous permet de mobiliser les ressources de votre organisme pour répondre grâce à deux alternatives : la fuite ou le combat, c’est-à-dire « piquer un sprint » pour fuir le danger, ou se battre contre la « bête féroce » qui vous attaque. Ces réactions sont spécifiques, et ont pour but de nous mettre à l’abri. Toutefois, la plupart des humains agit de façon différente en inhibant l’action au lieu de lui donner pleinement sa place. Par exemple, face à un stress professionnel, au lieu de combattre ou de fuir, on préfèrera souvent refouler ses émotions, et on n’ose ni protester ni partir.

La phase d’alarme ne peut durer que quelques minutes. Si la réponse n’a pas eu lieu, l’organisme rentre alors dans la phase suivante.

La deuxième phase : la phase de résistance.

L’organisme tente de s’adapter à l’agent stressant, avec plus ou moins de succès. C’est un moment où on encaisse. Pendant la phase de résistance, l’organisme puise dans toutes ses ressources pour tenir. Et notamment, la sécrétion de cortisol. Ce n’est pas anodin, car ce cortisol génère beaucoup d’inflammation, nous fait stocker (prise de poids et/ou difficulté à en perdre), mobilise beaucoup nos ressources. Si pendant cette phase, on parvient à trouver des solutions, on fait baisser le niveau de stress, et le cortisol. Mais encore faut-il être conscient de ce stress, et avoir la capacité à le prendre en main.
A plus ou moins long terme et parfois de façon brutale, on finit par s’épuiser, on rentre alors dans la dernière phase.

La troisième phase : la phase d’épuisement.

L’organisme ne peut plus s’adapter, il a épuisé ses ressources physiques, énergétiques, psychiques. Le cortisol s’épuise, les surrénales ne sont plus capables d’en fabriquer suffisamment, c’est l’épuisement (ou burnout).

Au niveau physiologique, pendant la phase d’épuisement, on constate des dysfonctionnements de l’organisme et des symptômes apparaissent : fatigue, troubles du sommeil, palpitations, augmentation de la tension artérielle, gastrites, colites, spasmes, troubles de l’appétit (en excès ou en carence), bouleversement du cycle hormonal, douleurs diverses, fragilité immunitaire (on est plus souvent malade), etc…

On peut souvent remarquer des changements dans le comportement : agressivité, difficulté de communication, travail dans la précipitation, difficulté de concentration, isolement, démotivation, colère refoulée, troubles du sommeil, etc…

Une fois cette phase atteinte, le rétablissement sera long, très long. Certaines personnes auront des séquelles à vie, et ne pourront jamais reprendre une activité professionnelle identique, voire devront renoncer à travailler.

Alors pour éviter d’en arriver là, une des premières choses est d’identifier les sources de stress, afin de s’en prémunir.

Les facteurs de stress

Les facteurs sont nombreux et peuvent être différents d’une personne à l’autre. Ces facteurs peuvent être exogènes : image violentes, pollutions, bruits, changements climatiques, médias, conflits, solitude, ou endogènes : fièvre, carences, douleurs chroniques, contrariétés, passions, conflits, maladie, absence de stimulation, décalage de rythme (horaires de travail, par exemple) …

Suivant le motif de stress, chacun réagira de façon différente. Cela dépend de notre histoire : avons-nous déjà connu cette situation ? Comment l’avons-nous vécu ? Une solution a-t-elle été trouvée pour y faire face ?

Par exemple, vous avez rendez-vous avec la maîtresse de votre enfant, et celle-ci met en doute votre capacité à aider correctement ce dernier à faire ses devoirs et progresser. Malgré vos arguments, elle campe sur ses positions, et vous terminez le rendez-vous complètement épuisé, comme si vous aviez dû vous battre. Au rendez-vous suivant, vous êtes stressé avant même de rencontrer la maîtresse, vous appréhendez car votre première expérience a été désastreuse.

Même si les facteurs peuvent être vécus de façons légèrement différentes, la recette du stress est universelle. Les ingrédients qui se retrouvent dans tous les stress (un seul ou plusieurs) sont :

  • Le manque de contrôle: par exemple vous êtes coincé dans les embouteillages avant un rendez-vous important.
  • L’imprévisibilité : vous rentrez de vacances, votre vol est annulé, mais vous ne savez pas dans combien de temps vous pourrez en prendre un autre.
  • La nouveauté: vous déménagez dans une ville ou un pays que vous ne connaissez pas, vous changez de travail.
  • Votre égo est menacé: votre supérieur hésite à vous confier un dossier, pensant que vous ne serez pas capable de le traiter, vos compétences sont mises en doute.
  • Vous n’avez pas les ressources pour faire face à la situation. C’est le cas lors d’une surcharge de travail importante. Vous vous sentez alors débordé.e, votre capacité de réflexion diminue, vous êtes submergé.e.

Lorsque vous vous trouvez dans l’une de ces situations, vous sécrétez les hormones du stress, et ce, quel que soit votre âge, votre statut, car ces situations demeurent stressantes pour tout le monde. La clef pour y faire face sera l’adaptation.

Les personnes les plus touchées par le stress

Nous ne sommes pas tous égaux face aux situations stressantes, et nous n’avons pas tous les mêmes ressources pour y faire face. Les études montrent que certaines personnes sont plus sujettes au stress.

Les jeunes, deux fois plus stressés

arrêter le stress - jeunes

Une étude IPSOS (1) a montré que 53% ces jeunes de moins de 25 ans, et 52% des 25-34 ans déclarent subir un stress élevé. Alors que c’est seulement 24% des plus de 65 ans. Le statut d’étudiant ou de jeunes actifs n’est certainement pas étranger à ces chiffres.

Au début de sa vie professionnelle, ou pendant les études, les défis sont nombreux. De plus, un des facteurs de stress (l’inconnu de la situation) est souvent très présent. C’est l’âge des premières fois pour de nombreuses situations. Cela pourrait expliquer le stress élevé chez les jeunes ;

Les femmes, plus touchés par le stress

60% des femmes se disent stressées, contre 38% pour les hommes. Les motifs de ce stress féminin diffèrent, mais voici ce qu’on retrouve :

  • Problèmes de santé,
  • Problème d’insécurité,
  • Difficulté à concilier vie pro et vie perso,
  • Les transports.

Au-delà de ces motifs, la charge mentale des femmes est souvent plus élevée. Ce sont encore majoritairement elles qui s’occupent de l’organisation à la maison, des inscriptions des enfants aux activités, des problèmes domestiques courants. Alors, évidemment les hommes ont fait de gros efforts, mais les femmes ont aussi souvent tendance à être beaucoup plus exigeante avec elles-mêmes. Elles voudraient être parfaites dans tous les domaines de leur vie et se mettent beaucoup de pression. Alors, si c’est votre cas, voici un article à lire absolument : comment arrêter de se mettre la pression ?

Les personnes qui ne font rien pour leur stress

Ceux qui ne font rien pour apprendre comment arrêter de stresser sont en moyenne plus stressés que ceux qui se mettent à l’action (34% Versus 24%). De plus, ces personnes ont davantage recours aux médicaments (2 fois plus), et avec cela les effets secondaires qui les accompagnent.

Alors, ce n’est pas toujours évident de savoir comment arrêter de stresser, mais les outils et techniques sont aujourd’hui très nombreuses. Et il y a énormément de ressources gratuites qui peuvent vous aider à avancer sur ce sujet. Et du coup, vous êtes au bon endroit : j’ai des pistes à vous dévoiler dans cet article. En commençant pas les 4 étapes indispensables.

Comment arrêter de stresser, les étapes pas à pas

Vous aimeriez bien arrêter de stresser facilement. Ce serait bien facile si vous pouviez avoir une baguette magique qui vous permette de vous détendre immédiatement. Alors, bonne nouvelle, certaines techniques peuvent vous aider. Mais pour être certain.e de savoir comment arrêter de stresser sur le long terme, je vous propose de passer par différentes étapes.

1.Prendre conscience de ce qui vous stresse

Pour savoir comment arrêter de stresser, encore faut-il que vous compreniez ce qui vous stresse. Sinon, vous subissez sans pouvoir agir.

Certaines personnes sont plus stressées par le travail, d’autres par les tâches à la maison, ou parce qu’une situation de vie momentanée les stresse (divorce, parents malades, enfants en difficulté, etc.). En identifiant clairement ce qui vous stresse, vous pouvez mettre un plan d’action, en vous basant sur les motifs de stress.

Rappelez-vous les facteurs de stress : nouveauté, imprévisibilité, manque de contrôle, manque de ressources. Si vous êtes confronté à une situation nouvelle ou à un manque de contrôle, la répercussion n’est pas la même.

2.Avoir des objectifs clairs et réalistes

En vous fixant des objectifs clairs et réalistes, vous évitez deux facteurs de stress importants : le manque de contrôle et l’absence de ressources. Il n’est pas rare que le stress soit généré par une pression trop importante, notamment par celle que vous vous mettez à vous-même.

Si vous faites des listes à rallonge, avec des tâches à n’en plus finir, vous avez forcément l’impression que vous n’allez jamais y arriver. Si vos objectifs sont trop vagues, vous ne savez pas par quoi commencer pour les atteindre.

Comment avoir des objectifs clairs et réalistes : utilisez la méthode SMART. Cette méthode est très bien expliquée dans cet article : la méthode SMART.

3.Identifier ses émotions

Le stress entraine souvent des émotions multiples, mais les émotions peuvent aussi entrainer un grand stress. En identifiant clairement vos émotions, vous pouvez les exprimer clairement et de façon appropriée. Si vous avez tendance à être souvent agacé.e, et que vous faites comme si tout allait bien, cet agacement peut finir par se transformer en colère. Et vous risquez d’exploser, ce que votre entourage ne comprendra pas.

Il existe 6 émotions principales, et de nombreuses émotions secondaires. Il est courant de penser qu’il y a des émotions positives, et des émotions négatives, mais toutes les émotions ont une fonction. En prenant le temps d’explorer ce que vous ressentez, vous comprendrez mieux vos ressentis émotionnels, et les accepterez davantage.

4.Trouver ses propres ressources

Nous avons tous des ressources pour surmonter les événements stressants de nos vies. Encore faut-il les connaitre, et les utiliser au bon moment. Certaines personnes aiment se poser, pour relativiser la situation, et noter objectivement les solutions. D’autres trouvent aidant de se rappeler les réussites, pour s’inspirer et trouver des solutions aux problèmes qu’elles rencontrent.

La meilleure façon de trouver vos propres ressources face au stress, c’est de vous rappeler comment vous avez procédé la dernière fois que vous avez résolu un problème. Vous pouvez aussi tester les différentes techniques mentionnées dans la suite de l’article, et noter celles qui fonctionnent pour vous.

Comment arrêter de stresser, les techniques qui marchent

Des techniques pour apprendre comment arrêter de stresser, vous en avez sans doute tester des tas. Et vous avez surement eu du mal à les installer sur le long terme. Alors, en plus de ces techniques, vous trouverez les erreurs à éviter, pour enfin mettre en place des actions concrètes.

Vérifier ses pensées

Quand vous êtes face à une situation de stress, votre mental va s’activer à toute allure. Et c’est un peu normal, il va chercher des solutions. Mais pas que, et c’est bien là le problème. Parce que face à cette situation, vos pensées vont forcément vous jouer des tours, vous projeter vers des scénarios catastrophe. Alors, quand vous sentez que le stress monte, posez-vous un instant, pour vous questionner : « A quoi je pense, là, maintenant ? Qu’est ce que mes pensées me racontent ? ». En prenant l’habitude de le faire régulièrement, ça deviendra un automatisme, vous deviendrez plus conscient de vos pensées.

Et quand vous remarquez que vos pensées ne vous servent à rien, laissez-les de côté.

Apprendre à relativiser

Au cœur d’une situation stressante, ce n’est pas toujours facile de prendre du recul, de relativiser. Pourtant, vous pouvez avoir tendance à faire toute une montagne d’une situation juste un peu « casse-pied ». Pour arrêter de stresser sur ce qui n’en vaut pas la peine, prenez un peu de recul sur la situation. Est-ce un moment grave, ou juste un moment « chiant » ? Vous vous apercevrez que la plupart des cas, c’est juste un truc casse-pieds, et qu’en plus vous pouvez agir pour le résoudre. Donc, entrainez-vous pour apprendre à relativiser.

Surveiller les pensées négatives

En prenant l’habitude de vérifier vos pensées, vous pourrez plus facilement repérer les pensées négatives. Une pensée négative, c’est une pensée qui vous fait voir la situation sous un angle défaitiste, stérile. Si un plan de licenciement est annoncé dans votre entreprise, vous pouvez avoir tendance à penser : « je vais me faire virer ». C’est une pensée négative, défaitiste, stérile. Elle ne vous aide pas à avancer pour trouver une solution. Elle peut vous permettre de vous mettre en action, à condition que vous ne la cultiviez pas pendant des semaines. Alors si vous avez envie de changer ce mode de fonctionnement, vous trouverez toutes les astuces dans l’article sur les pensées négatives. 

Dire merci

La gratitude pour arrêter de stresser
Pratiquer la gratitude, pour voir le côté positif de votre journée.

Dire merci, c’est apprendre à être reconnaissant pour toutes les choses positives de notre vie. Quand le stress est présent, vous pouvez avoir tendance à voir uniquement ce que vous ratez, vos galères, vos ennuis. Et à oublier complètement tous les bons côtés de votre existence. Même dans les pires moments, ceux qui sont stressant ou douloureux, il y a toujours des moments de plaisir, même s’ils sont fugaces. Alors comment apprendre à dire merci ? En cultivant la gratitude, cette faculté d’être reconnaissant. Vous pouvez être reconnaissant pour un bon moment, une faculté que vous avez, une chose que vous avez accompli, un beau paysage, un repas délicieux. La gratitude peut se cultiver à l’infini.

Respirer

Quand on accumule le stress, notre respiration est impactée. Nous pouvons même passer de longs moments en apnée. Cela bloque notre diaphragme, et augmente encore la sensation de stress dans notre corps. Alors, quand vous sentez que votre gorge est nouée, que votre ventre se tord, pensez à respirer. Vous pouvez essayer plusieurs formes de respirations. Pour commencer, vous pouvez simplement respirer amplement, sans forcer, en essayant de rendre votre respiration plus longue. En faisant cela, focalisez-vous sur les ressentis de votre corps, et sur les éventuelles tensions présentes.

Et quoi de mieux que de respirer dehors, alors, profitez-en pour aller prendre l’air.

Prendre l’air

Il est parfois nécessaire de sortir de son environnement habituel, pour oublier vos tracas, vous changer les idées. Quand vous ne parvenez pas à trouver comment arrêter de stresser, vous distraire peut être une bonne option. Allez marcher dans la nature, ou faire du shopping, ou retrouver des amis. Au lieu de rester à ruminer chez vous, trouvez une distraction qui vous occupe. Cela ne fera pas disparaitre complètement votre stress, mais vous l’oublierez pendant quelques instants, et c’est toujours mieux que de rester focalisé sur le sujet. Cela peut être aussi une bonne opportunité d’en parler.

Simplifier

Quand la charge de travail ou de choses à penser devient trop importante, cela génère du stress. Pourtant de nombreuses tâches peuvent être simplifiées. A force de faire les choses de façon automatique, vous pouvez avoir l’impression qu’il n’y a qu’une façon de faire.

Alors, pour simplifier, remettez en question chaque tâche que vous faites au quotidien. Par exemple, je trouve super facile de ranger la vaisselle quand les couverts sont déjà rassemblés entre dans le lave-vaisselle : toutes les fourchettes ensembles, etc. Pour les papiers à trier, j’ai aussi simplifié les choses : j’utilise un trieur, c’est un gain de temps considérable. Pour l’organisation de la maison, c’est la même chose : regrouper les assiettes dans un meubles près de la table, les aliments pour une recette regroupé ensemble dans le frigo, les vêtements par catégorie dans la penderie.

Cela peut paraitre anecdotique, mais au final, c’est un gain de temps et d’énergie énorme.

Fixer ses priorités

Le stress est impacté par votre façon de voir les choses, vos pensées, votre difficulté à relativiser, mais pas seulement. Vous avez toutes les raisons d’être stressé.e si votre agenda croule sous les actions à effectuer. La charge mentale augmente, et vous ne savez plus par quoi commencer. Vous devez donc vous fixer des priorités, pour commencer par ce qui est important et urgent. Et pour cela, il faut bien sûr savoir ce qui est important. Pour cela, vous pouvez utiliser un outil d’organisation très puissant : la matrice d’Eisenhower. En voici un schéma :

S'organiser pour moins stresser

Avec cette façon de classer les actions à faire, vous pourrez prioriser, déléguer, voire supprimer certaines actions. Et ça, c’est un outil précieux pour arrêter de stresser.

Apprendre à déléguer

Vous avez l’habitude de tout maitriser, et de tout faire, pour être bien certain.e que ce sera bien fait. Du coup, vous avez beaucoup de mal à déléguer, et vous êtes surchargé.e.  Et si quelqu’un vous propose de l’aide, vous refusez : « ça va aller, je vais le faire ». Sauf que vous finissez par accumuler de plus en plus de tâches à exécuter, et le stress augmente. Déléguer, ça s’apprend. Vous pourriez commencer par déléguer des actions peu importantes, et à des personnes en qui vous avez confiance. Soyez conscient que votre journée n’est pas extensible, et que vous n’avez pas besoin de tout maitriser.

Pratiquer la méditation

Méditer pour arrêter de stresser
Faire une méditation au saut du lit, pour une journée plus centrée.

La méditation de pleine conscience vous permet d’observer la nature de votre esprit, et de voir comment cela impacte votre journée, et votre façon de vivre certaines situations. En observant la nature de votre esprit, vous pourrez voir tous les schémas de réactivité : « je ne veux pas que ça se passe comme ça », « je veux avoir raison, et ça me frustre que ce ne soit pas le cas ! », « je suis sûre que cette situation va mal se passer (alors que vous ne pouvez être sûr.e de rien) », etc. Dès que vous prenez conscience de ces schémas, alors vous n’êtes déjà plus dans la réactivité, et vous pouvez alors commencer à relativiser. Bien sûr, cela demande un peu d’entrainement. Mais vous pouvez tout à fait commencer par de petites durées, et augmenter progressivement votre pratique. Le mieux étant de rejoindre un cours de méditation, pour avoir les bonnes bases.

Faire de la cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque permet une rééquilibration du système nerveux, entre le système sympathique et le système parasympathique. Le premier est celui de l’action et il s’active en cas de stress, le second est celui de la récupération. La cohérence cardiaque est un exercice de respiration, qui consiste à faire 6 respirations par minutes, pendant 5 minutes, 3 fois par jour. Pour la pratiquer, on compte 5 secondes sur l’inspiration, puis 5 secondes sur l’expiration, 6 fois de suite. Au début, on peut commencer par 3 secondes, puis augmenter progressivement. Vous pouvez vous aider avec une application, comme respirelax. Il vous suffira alors de suivre une bulle qui monte et qui descend.

Rire

Le rire permet la détente, mais vous pensez certainement que ce n’est pas le moment quand vous êtes stressé.e ? Et pourtant, au-delà de la détente corporelle, rire permet de prendre du recul avec les situations qui vous dérangent. Au lieu de rester focaliser sur le problème, le regarder avec humour, voire en rire, vous permet de relâcher la pression, de mettre de la distance. Rire, c’est s’autoriser à dédramatiser, à ne pas prendre au sérieux certains problèmes peu grave. Et si vous voulez connaitre de bonnes astuces pour rire davantage, je vous invite à consulter l’article de Genka, qui a regroupé les articles de plusieurs blogueurs sur ce thème.

Se relaxer

Faire des exercices de relaxation régulièrement est une excellente façon d’apprendre comment arrêter de stresser. La relaxation est une technique qui vous invite à relâcher les tensions présentes dans votre corps. Elle se pratique en suivant les instructions orales, données par un thérapeute spécialisé. Certaines relaxations sont douces, d’autres plus dynamiques. L’intérêt de cette pratique est le lâcher prise immédiat, vous ressentez les bienfaits de manière instantanée. Bien sûr, cela ne vous dispense pas de trouver d’autres façons de mieux gérer votre stress sur le long terme. Mais quand vous commencez à ne plus dormir, à vous agitez en permanence, la relaxation vous apporte une aide précieuse.

Notez ce qui vous stresse

En notant ce qui vous stresse, vous pouvez plus facilement identifier les sujets les plus stressants pour vous. Cela vous permet également de prendre du recul, en ne restant pas dans le tourbillon, mais en posant clairement des actions. Au lieu de rester à ruminer en boucle, posez vous un moment, et noter clairement : « c’est quoi qui me stresse, là, en ce moment ? ». Vous pouvez également prendre le temps d’identifier les émotions associées. Cela vous permet de prendre conscience clairement de l’émotion la plus présente, de l’accepter, sans pour autant l’augmenter.

Noter vous permet aussi de prendre conscience du stress présent au lieu de le nier. Et rappelez-vous que c’est la première étape pour apprendre comment arrêter de stresser. Alors, à vos carnets.

Les difficultés les plus fréquentes liées au stress

Toutes ces techniques pour arrêter de stresser marchent, et les mettre en place vous éviter de subir les difficultés liées au stress. En effet, un stress qui n’est pas pris en charge finit par s’accumuler. L’organisme a la capacité de s’adapter, mais pas indéfiniment. Comme nous l’avons vu dans les mécanismes de stress, votre corps sécrète des hormones pour faire face aux situations stressantes. Mais cette surcharge hormonale n’est pas sans conséquence sur votre organisme. Par ailleurs, le stress a un impact au niveau psychologique. Sans la mise en place d’action concrète, vous pouvez déclencher des troubles psychiques plus importants :

  • Des troubles du comportement : irritabilité, réactions disproportionnées par rapport au contexte, agressivité,
  • Des troubles cognitifs : perte de mémoire, problèmes de concentration, troubles de l’attention,
  • Des troubles de l’humeur : perte d’estime de soi, dépression, troubles du sommeil,
  • Des troubles anxieux : crises d’angoisse, phobies,
  • Des comportements addictifs : tabac, alcool, médicaments, drogues,
  • Des symptômes physiques : douleurs musculaires, fatigue intense, perte d’appétit, perte de poids ou prise de poids, vertiges, nausées.

Le stress ne doit jamais s’installer dans la durée. Vous pouvez vous faire accompagner si vous ne savez pas par quoi commencer.

Comment arrêter de stresser, les erreurs à éviter

Quand on veut arrêter le stress, on peut être perdu face à la multitude de propositions qui sont offerte. Et si vous n’obtenez pas de résultats, vous finirez par vous en vouloir, et par vous dévaloriser. Aussi, en vous engageant sur cette voie de gestion du stress, prenez le temps de vérifier les erreurs les plus fréquentes face au stress.

Penser que ça va vous prendre 5 minutes

Apprendre comment arrêter de stresser, ça prend du temps. En effet, la plupart du temps, vous avez développé des schémas de réactivité au stress depuis de longues années. Pour sortir de ces schémas, il ne suffit pas de faire quelques jours de cohérence cardiaque, sinon le stress reviendra. Rappelez vous des différentes étapes, et mettez-les en application une par une, sans vouloir absolument obtenir un résultat immédiatement. Le résultat vient souvent quand vous lâchez prise, et attendre que ça marche, c’est continuer à « s’accrocher ». Et pour faire baisser le stress au quotidien, utilisez les techniques mentionnées ci-dessus (une à la fois sur plusieurs jours).

Tester un truc et abandonner

Face à la multitude de proposition pour apprendre à gérer son stress, vous pouvez être tenté.e d’en tester plusieurs, sans même attendre de voir le résultat. Et c’est assez normal. En effet dans la courbe émotionnelle du changement, il y a plusieurs phases. La première, vous êtes engagé.e, motivé.e, vous ressentez de la joie. Et au fil des semaines, comme le résultat n’arrive pas assez vite à votre goût, vous vous sentez découragé, on appelle cette phase la « vallée du désespoir ». C’est à ce moment là qu’il ne faut pas lâcher, car vous avez forcément envie d’aller tester d’autres approches, voire de changer de thérapeutes. Résistez à cette envie, et persévérez.

Ne pas vous faire aider

Vous pouvez parvenir à mieux gérer votre stress seul.e, mais un accompagnement est souvent nécessaire. En effet, vous n’avez pas toujours la capacité de prendre du recul. C’est notamment le cas si vous subissez beaucoup de stress au travail. Vous pouvez rapidement vous sentir responsable, culpabiliser de ne pas y arriver, vous sentir nul.le. Se faire aider ne signifie pas que vous n’êtes pas capable, mais que vous avez juste besoin d’une aide pendant quelques temps. En vous faisant accompagner vous gagnerez du temps, et vous trouverez des solutions plus rapidement.

Vous blâmer

Vous faire des reproches parce que vous ne parvenez pas à déstresser est inutile, voire contreproductif ; vous vous stressez encore plus. Sortir des schémas de réactivité, et se détacher des émotions associées, ça peut prendre du temps. Au lieu de vous blâmer, prenez le temps de vous féliciter dès que vous parvenez à mieux gérer une situation. Parfois ce sont de petites victoires : ne pas réagir à une remarque, se détacher d’une pensée stressante, prendre du recul sur une situation. Dès que vous remarquez que vous commencez à vous blâmer, prenez le temps de vous apporter de la bienveillance. Vous pouvez vous donner quelques paroles de réconfort : « ça va aller », « ce n’est pas si grave ».

Penser que vous êtes seul.e

Vous n’avez pas à vous sentir isolé.e, simplement parce que vous stressez sans arrêt. Comme le montrent les chiffres, la plupart des français se disent stressés, donc rappelez vous que vous n’êtes pas seul.e dans cette situation. D’abord, vous pouvez en parler avec vos proches, leur dire ce qui vous stresse. Evidemment, soyez clair.e, il ne s’agit pas qu’ils vous jugent ou vous conseillent de vous calmer, mais qu’ils vous apportent leur soutien. S’ils vous disent que c’est idiot de stresser pour cela, soyez fermer, dites-leur que ces paroles ne vous aident pas, au contraire. Si vous ressentez du stress au travail, vous devez aussi en parler : à votre supérieur, au médecin du travail, à la DRH.

Penser que vous êtes seul.e peut vous amener à vous isoler, et ce n’est pas une bonne stratégie pour vous libérer du stress. Parfois, le simple fait d’en parler peut vous faire du bien.

Par qui vous faire accompagner ?

Avant de déterminer quel professionnel peut vous accompagner, vous devez identifier si votre stress est lié à votre vie personnelle ou professionnelle.

Pour le stress au travail

  • Le médecin du travail : vous pouvez commencer par en parler au médecin du travail. Il s’assurera que vos conditions de travail sont correctes, et pourra agir si ce n’est pas le cas.
  • Le psychologue du travail : il est spécialisé dans les problématiques de stress au travail. Il pourra vous aider spécifiquement.
  • Le coach : il vous aidera à prendre du recul, à voir ce qui vous bloque et à mieux vous organiser.
  • Le formateur : il vous permettra de renforcer vos capacités, et d’améliorer vos connaissances et vos compétences.

Pour le stress à la maison

  • Le médecin traitant : si les symptômes liés au stress sont présents, il vous apportera une aide médicale, voire un soutien.
  • Le psychologue : il vous permettra de comprendre vos schémas, et vous aidera à en sortir.
  • Le naturopathe : il vous aidera à améliorer votre hygiène de vie de façon globale (nutrition, activité physique, sommeil, gestion des rythmes de vie…).
  • Le relaxologue, le sophrologue, le professeur de méditation : ils vous apprendront des techniques pour travailler sur votre esprit (concentration, visualisation…), et sur votre corps (détente, relâchement, intuition…)

Si votre stress est important, et installé depuis longtemps, vous aurez peut-être besoin de faire appel à plusieurs de ces professionnels. Le plus important est que vous soyez à l’aise avec l’approche, et que vous soyez prêt.e à vous engager vers un changement profond.

En résumé, et pour aller plus loin

Arrêter de stresser, c’est possible. Rappelez vous que les personnes qui sont les plus impactées par le stress sont celles qui ne font rien pour régler le problème. Le fait que vous soyez ici montre que ce n’est pas votre cas.  Lire des articles, c’est bien, mais cela ne suffit pas si vous ne passez pas à l’action.

Tous ces conseils vous donnent peut-être le tournis, et vous ne savez pas par quoi commencer ? Contactez-moi, et nous verrons comment je peux vous aider à faire le premier pas.

  1. Ipsos France, Comment les jeunes Français basculent-ils dans le stress et le surpoids ?
5/5 - (2 votes)
Partager l'article

14 réflexions sur “Comment arrêter de stresser, 12 techniques qui marchent”

  1. Article super complet Isabelle ! Quand on ajoute au stress (émotionnel) des causes subtiles/invisibles (liens avec des personnes plombantes par ex), c’est encore plus challengeant de découvrir la source du stress. Personnellement, j’ai eu besoin d’être accompagnée pendant plusieurs années pour identifier clairement la cause de mon stress car c’est parfois plus dur qu’on ne le pense. On met en cause tout un tas de choses alors que la source est ailleurs. Aujourd’hui, j’ai encore parfois besoin d’aide, mais plus au niveau énergétique et spirituel, car cela créé de réels symptômes physiques également !

    1. Merci Bastienne. A partir du moment où les causes sont bien identifiées, et qu’on a aussi étiqueté les pensées qui reviennent, c’est beaucoup plus facile de comprendre les causes subtiles. Ce travail d’introspection est parfois long, et demande une réelle motivation. Mais c’est la garantie de sortir de nos schémas de façon durable. Et oui, c’est mieux de se faire aider. Bravo pour le chemin déjà parcouru.

    1. Merci Olivia, ravie que cet article vous plaise. Et vous trouverez de nombreuses ressources sur le blog pour avancer encore. Et si vous le souhaitez, contactez-moi pour que je vous aide à voir par quoi commencer ([email protected]). Au plaisir d’échanger.

  2. Merci pour cet article complet qui m’a apporté des réponses. La méditation et la cohérence cardiaque sont des techniques très efficaces, qui ont amélioré grandement mon quotidien ! Je recommande également l’application respirelax. 🙂

  3. Merci pour cet article dans lequel je trouve de merveilleux conseils et opportunités ! Beaucoup des choses que tu énuméres pour gérer le stress, je les pratique moi-même et j’en trouve vraiment un effet formidable et positif. Merci encore pour les précieuses informations !

    1. Merci Genka. Et bravo aussi pour tout ce que tu apportes à tes lecteurs à travers ton blog. Les ressources que tu donnent sont aussi très précieuses.

  4. Je suis complètement en phase avec toi sur ces conseils (bon, en même temps, on a fait la même école de naturopathie : on a la même base de formation ! 😉 )
    Cet article est cependant extrêmement complet et clair, bravo ! J’ai hâte de lire les articles à venir !
    Merci d’avoir évoqué aussi la charge mentale des femmes, mon cheval de bataille : c’est aujourd’hui un phénomène très réel et très pesant, qui génère beaucoup de stress et beaucoup de fatigue.

    1. Merci Valérie. Trop chouette d’avoir un commentaire d’une collègue (bien formée). Oui, la naturopathie que nous faisons, grâce à cette formation, nous invite vraiment à voir la globalité, et pas à faire de la « bobologie ». Je suis touchée par ton commentaire, et tes encouragements. Alors à bientot sur le blog 😉
      Et bravo à toi, pour ton implication auprès des femmes.

Laisser un commentaire